Bordeaux, Etienne

Biographie


Né vers 1788. Serrurier. Blessé, le 28 juillet 1830 dans le faubourg Saint-Antoine, d’un coup de feu, transporté à l’hôpital Saint-Antoine, il mourut des suites de ses blessures, le 10 août suivant. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut, avant de mourir, un secours de cent vingt-cinq francs en août, sa veuve, Lemaistre, Marie, Jeanne, née le 10 fructidor an II (mais le 11 fructidor an II in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 B ; vers 1798 in Archives de Paris VD3 1-2) à Paris, couturière, reçut un secours de cent francs en septembre, sur les secours distribués par Le Constitutionnel (mais un secours de vingt-cinq francs et deux secours de cent francs reçus du Constitutionnel in Archives de Paris VD3 1-2), un secours de six francs le 4 août 1830, un secours de vingt francs le 10 août 1830, un secours de vingt francs le 16 août 1830, un secours de dix francs le 23 août 1830, un secours de vingt-cinq francs le 8 septembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 septembre 1830, un secours de trente francs le 29 septembre 1830, un secours de vingt francs le 9 octobre 1830, un secours de trente francs le 20 octobre 1830, un secours de cent francs le 27 octobre 1830, un secours de quarante francs le 5 janvier 1831, un secours de quarante francs le 4 février 1831, un secours de quarante francs le 4 mars 1831, un secours de cinquante francs le 2 avril 1831 auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (parfois seulement un total de vingt francs de secours) auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 5 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : de Paris, Pierre, Etienne, boulanger, demeurant 62, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Boniface, Georges, serrurier, demeurant 58, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Dormael, Casimir, marchand de vins, demeurant 60, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Ils attestèrent que Bordeaux était « décédé à l’hôpital Saint-Antoine le 10 août 1830 des suites d’un coup de feu reçu le 28 juillet précédent, dans le faubourg Saint-Antoine ». La veuve fut pensionnée de cinq cents francs et reçut (sous le nom de veuve Bordeaux, née Lemastre, Marie-Jeanne) de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait une mère, veuve de Bordeaux, Jean, née Courtois, Marie, Victoire, Sophie, le 7 juillet 1762 à Paris, qui fut aussi pensionnée de trois cents francs et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le 26 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Mayer, François, Joseph, mécanicien, demeurant 73, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Negrier, Antoine, propriétaire, demeurant 75, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Fournier, Claude, François, marchand de vin, demeurant 75, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Ils attestèrent « pour vérité et notoriété « connaître parfaitement Marie, Victoire, Sophie Courtois […] et savoir que le sieur Etienne Bordeaux, serrurier, son fils légitime, est décédé le 10 août 1830 des suites des blessures qu’il avait reçues le 28 juillet de ladite année dans le faubourg Saint-Antoine ». Il n’avait pas d’enfant. Sa veuve demanda vers 1840, à « participer aux bienfaits accordés par le gouvernement, étant veuve et sans aisance » ainsi qu’un « billet pour assister à la cérémonie funèbre ». Les renseignements de police indiquaient à son sujet qu’elle recevait une pension de cinq cents francs, qu’elle vivait en concubinage avec un ouvrier mécanicien nommé Bernard « mauvais sujet qui a dissipé ce qu’elle possédait. Sans lui, elle pourrait faire honneur à ses affaires, attendu qu’elle est active et intelligente ». Le 24 juillet 1840, les restes de Bordeaux furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Bordeaux demeurait 58, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; sa veuve, même adresse en 1831 ; sa veuve, 24, rue Saint-Nicolas en 1830-1831 ; sa veuve, 13 ou 24, barrière des Amandiers en 1840 ; sa mère, 146, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Le nom de Bordeaux (E. Bordeaux) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 8 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 9 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 104-105 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 34, p. 87 pour la veuve ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), cahier contenant les noms de personnes tuées, idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de veuves), idem paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste d’ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, veuves et ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420.

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