Borel, Francisque
Biographie
Employé à la compagnie générale des sépultures. Le ministère de l’Intérieur fit parvenir une pièce le concernant à la Commission des récompenses nationales. Dans Bulletin mensuel Quintes-feuilles, on trouve la mention d’une cote des Archives de la préfecture de police, DA230, dans laquelle est fait mention d’un rapport de police, au sujet duquel on doit bien-sûr émettre bien des réserves et qui relate la surveillance d’un club des cochons, constitué de trente membres, tous sodomites, et ainsi rédigé, en date du 5 avril 1832 : « De soi-disant républicains parmi lesquels : Wabre, Pierre, Jules, rue Fontaine-au-Roi n° 4, Borel, Petrus, même adresse, Borel, Francisque, employé à la compagnie générale des sépultures, rue Saint-Marc-Feydeau n° 18, Bouchardy, graveur sur métaux, Delabrunie, Gérard, élève en médecine, Duseigneur frères, l’un sculpteur et l’autre architecte, Broclet, Léon, vérificateur en bâtiment et Sully, anglais, relieur en livre et décoré de juillet ont fondé une réunion nommée le club des cochons qui se comporte d’environ trente individus. On les dit déterminés et tous armés de poignards. Ils ont adopté des sobriquets depuis une échauffourée qu’ils ont faite passage Choiseul, et sont signalés comme sodomistes (sic). Le chef de la 2e Division prie son collègue chef de la police municipale de faire surveiller ces individus afin de découvrir le lieu où il se réunissent. » Dans une précision mais rayée du texte définitif le chef de la 2e division ajoutait que « les membres de cette société […] ont presque tous été consignés dans un opuscule en vers de l’un d’eux, Petrus Borel, intitulé Rapsodies. » Il demeurait 18, Saint-Marc-Feydeau en 1832. Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Bulletin mensuel Quintes-feuilles décembre 2013 n° 12.