Borgnet, Alexandre, Augustin

Biographie


Né le 19 pluviôse an VIII à Vorpillière-Saint-Cyr (Seine-et-Marne), fils de Borgnet, Jacques, Augustin, domestique, (décédé le 20 frimaire an XII, 12 décembre 1803 à l’hospice Beaujon à Paris) et de Gambart, Jeanne, Marie, Madeleine (et qui devait épouser une fois veuve Houasse, Antoine). Ancien militaire. Ferblantier. Il fut blessé d’un coup de baïonnette reçu dans le côté gauche de la poitrine. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme blanche (coup de baïonnette) à la partie antérieure et externe de la poitrine du côté gauche, au-dessous du bord antérieur de l’aisselle, suivie de crachements de sang ; guérie mais avec quelques indispositions du côté de la poitrine. » Admis dans la 3e classe des blessés, il fut pensionné de trois cents francs (sous le nom de Borgnet, Alexandre, Augustin sur les listes du Moniteur universel) de trois cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. En 1838, sans ouvrage depuis un mois, sa femme malade, il sollicita un secours ; les renseignements de police indiquèrent à son sujet : « […] Cet individu, qui est marié et père de quatre enfants, a quitté la profession d’ouvrier ferblantier pour exercer celle de marchand ambulant de papier à lettres. On le dit adonné à l’ivrognerie. » Un autre rapport indiquait qu’il exerçait un « petit travail de vente de papiers et de plumes ». En 1844, père de six enfants, sans ouvrage « par suite d’une paralysie dont il est attaqué pour la vie, […], dépourvu de tout », il sollicita un nouveau secours. En 1855, soutien de sa mère âgée de soixante-dix-huit ans, n’ayant « d’autres ressources qu’un petit travail de vente de papier et de plumes […] atteint d’une paralysie des jambes et des bras, […] ruiné par la banqueroute de M. Gervais, banquier à Provins », il sollicita un secours. Malgré ses sollicitations, il ne reçut jamais de secours, parce que pensionné. Il était marié, le 9 juillet 1823 à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), avec Guitton Louise, Sophie, née le 4 janvier 1806 à La Ferté-sous-Jouarre (elle-même fille de Guiton, Jean-Louis [sic], Augustin, compagnon sabotier, et de Bertrand, Nicole, Adélaïde sa femme), domestique. Ils avaient eu un enfant né le 25 mai 1828, un fils Eugène, Louis, Alexandre, né le 31 août 1829 à Provins (Marne), quatre autres enfants, nés le 9 novembre 1831, le 20 août 1833, le 4 décembre 1837 et le 4 novembre 1839. Il était inscrit au sommier judiciaire comme conduit à Sainte-Pélagie, le 26 décembre 1829, pour colportage de cartes à jouer et libéré le 27 ; le 15 août 1837, comme condamné à un jour de prison par jugement du 13 mai 1837, pour tapage ; le 2 mars 1838, comme condamné à trois jours de prison par jugement du 13 septembre 1837, pour tapage ; le 22 juin 1838 pour amendes et frais. Il demeurait 5, rue de Charonne en 1829 ; 3, passage au Lard en 1830-1831 mais 57, rue Beaubourg sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives de Paris VD3 1-2 ; 118, rue Saint-Victor, un logement du prix annuel de cent vingt francs, en 1838 ; 2, rue Barouillère ? ? (en 1830 ? ou 1840) ; 122, rue de Sèvres en 1844 ; 38, rue de Perceval à Plaisance en 1855. Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 105 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 14 (sous le nom de Boignet, Alexandre, Auguste) ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 3e classe) ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Diguet, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 3e classe.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.