Bottu, Louis, Policarpe
Biographie
Né le 23 octobre 1772 (mais par erreur le 20 octobre 1772 dans son dossier de la Légion d’honneur) à Verneuil (Eure), fils de Bottu, Louis, René, marchand, et de Dabois, Marie, Françoise, son épouse. Entré au service dans le 4e bataillon de l’Eure, devenu 41e brigade et demie et 56e de ligne, en qualité de sous-lieutenant le 17 septembre 1792, passé au même grade dans la 12e cohorte devenue le 136e de ligne, le 11 mai 1812, lieutenant au même régiment le 30 mai 1813, passé au même grade dans le 4e régiment d’infanterie légère le 10 novembre 1813, il fit les campagnes du Rhin, de Sambre-et-Meuse, d’Italie et de Prusse de 1792 à 1814, totalisant vingt-deux années de campagnes, il eut la poitrine cassée à la Walsenaut en juin 1799, fut blessé à la hanche gauche par un biscayen à Lutzen le 2 mai 1813, reçut un balle dans la jambe droite à Bautzen le 21 mai 1813, et perdit l’œil droit le 26 août 1813 près de Leignitz ; il fut fait chevalier de la Légion d’honneur le 14 février 1815, alors qu’il est lieutenant au régiment de Monsieur (décoré par le roi Louis XVIII ; mais le brevet est signé le 21 mars 1820), pensionné de quatre cent cinquante francs, employé à l’Ecole de Droit. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, citoyens et gardes nationaux de la ville de Paris, certifions et attestons à tous qu’il appartiendra que le sieur Bottu, officier de l’ancienne armée et chevalier de la Légion d’honneur, s’est distingué en brave citoyen dans les mémorables journées de juillet 1830, en combattant à nos côtés sur la place de Grève aux trois attaques dirigées contre le poste de la maison de ville et que par sa bravoure et sa valeur il a contribué à l’enlèvement de ce poste ». Signé, le 9 août 1830 : Huard, capitaine ; Rey, ex-adjudant ; Perrier ; Guillemin ; Renault. Ayant reçu la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (par erreur puisqu’il dépendait du [ancien] XIIe arrondissement), il sollicita la croix, en remplacement. Il déposa un dossier devant la Commission des Réclamants pour obtenir la Croix de Juillet. En 1831, Doussin, Ambroise, nommé sous-lieutenant à l’Ecole de cavalerie de Saumur, lui donna procuration, pour toucher en son nom toute somme lui revenant de la part de la Commission des récompenses nationales ou de la Commission de la souscription nationale. En août 1831, obligé de s’absenter quinze jours de Paris, pour affaires de famille, il ne toucha pas les vingt-cinq alloués à chaque décoré à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; il protesta contre l’oubli qui avait été fait de son nom. Il mourut le 11 juillet 1839. Il demeurait 24, quai des Ormes en 1818 ; 145, rue Saint-Jacques (sans doute à l’Ecole de droit ou à l’Ecole de droit puis 145, rue Saint-Jacques en 1831, selon la lettre de convocation pour retirer sa médaille in Archives de Paris VD6 633 n° 1) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossier individuel de Doussin, Ambroise ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45 ; base Léonore de la Légion d’honneur, dossier LH/302/91.