Bouchard, Antoine, Marie

Biographie


Né le 15 mai 1794 à Bonneville (Savoie). Courtier en vins. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa, en août 1830 et de nouveau en août 1831, un certificat en faveur de Flotte, César, pour attester la participation de ce dernier aux combats de Juillet. Il signa, le 9 avril 1831, le certificat suivant en faveur de Moufle, Félix, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, habitants du quartier Feydeau, certifions que le sieur Moufle, Félix, ex-sergent-major a combattu dans la journée du 29 juillet 1830 pour le maintien de la Charte et la conquête de notre liberté dans la rue de Richelieu. » Il signa, comme « grenadier du 4e bataillon de la IIe légion, demeurant 63, rue de Richelieu », le 18 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Parent, Pierre, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, décoré de la Croix de Juillet, que le sieur Parent, Pierre a travaillé un des premiers aux barricades dans la rue de Richelieu et Rameau le 28 juillet et le 29 a fait porter des hallebardes à la Bourse, accompagné d’un jeune élève de l’Ecole polytechnique. » En 1834, grenadier au 4e bataillon de la IIe légion de la garde nationale, il fit valoir « sa conduite honorable dans […les journées] des 5 et 6 juin, qui lui a mérité une gratification demandée en sa faveur par M. le préfet de la Seine », journées dans lesquelles il avait été blessé, pour solliciter des secours : « Ma position est tellement malheureuse que pour pouvoir donner des soins à ma femme malade, j’ai été obligé d’engager au Mont-de-piété jusqu’à mes uniformes, sans savoir comment il me sera possible de les retirer pour faire mon service le 27 de ce mois […] ». Suite à des renseignements favorables, qui firent savoir que Bouchard n’était pas « dans une position brillante mais cependant pas aussi fâcheuse que sa pétition le faisait croire », que sa femme était couturière, paraissant « avoir assez souvent de l’ouvrage », que lui-même jouissait « de la réputation d’un homme rangé », dont les informations prises sur sa probité étaient « généralement à son avantage », qu’il venait de perdre un enfant, il reçut un secours de soixante ou soixante-quinze francs (mais cent francs in Archives nationales F/9/1154). En 1834, ses officiers commandant le 4e bataillon de la garde nationale auquel il appartenait attestaient son zèle et son dévouement « particulièrement dans les journées de juin 1832 et dans celles d’avril 1834 ». En décembre 1834, il était attaché en qualité d’homme de peine au Palais-Royal, avec l’espoir d’y être définitivement attaché ; il devait trois termes de son loyer, soit cent soixante francs. Le préfet de police donnait, en décembre 1834, les renseignements suivants sur son compte : « Marié, sans enfant et occupe, depuis dix-huit mois, un logement du prix annuel de deux cent vingt francs rue Saint-Lazare, n° 26 ; il doit effectivement trois termes de son loyer. L’emploi qu’il vient d’obtenir au Palais-Royal lui rapporte neuf cents francs par an ; on ne lui connaît point d’autres ressources et sa position paraît gênée. Sa conduite est régulière. » En janvier 1835, le préfet de la Seine confirmait ainsi les informations recueillies sur son compte : « Il résulte des informations qui me sont parvenues que le sieur Bouchard n’a point exagéré sa position, qui est effectivement fort malheureuse, et qu’il est tout à fait digne de la bienveillance du gouvernement. Il a notamment toujours été, depuis la révolution de Juillet et malgré son peu de ressources, d’une exactitude rigoureuse dans son service de garde national, y apportant même un zèle et un dévouement remarquables à l’occasion de toutes les prises d’armes dans les jours de danger. » Sa veuve, née Lecret, reçut un secours de quarante francs en 1852 et en 1853, à titre de veuve d’un décoré de Juillet. Il demeurait 11, rue Rameau en 1831 (mais 63, rue Richelieu en 1831 dans le certificat quil signe in Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Parent, Pierre) ; 26, rue Saint-Lazare puis 63, rue Richelieu en 1833 ; mais 26, rue Saint-Lazare en 1834-1835 in Archives nationales F/9/1154 et F/9/1155 ; 3 bis, place du Carrousel en 1835 ; sa veuve, 9, rue Monthyon dans le faubourg Montmartre en 1851-1852 ; 25, rue Le Pelletier en 1853. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 67 ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Lawendowski, Jean, Etienne ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Méneray ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Flotte, César idem F/9/1154, secours aux victimes de Juillet, 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852, idem Proposition d’accorder à trente-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.620 francs, minutes 278-279, en date du 7 mars 1853 ; Archives de la préfecture de police AA 404 in dossier Moufle, Félix ; Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Parent, Pierre.

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