Boucher, Appé, Auguste (ou Appay, Antoine, Auguste)
Biographie
L’état civil établissait comme Appay, Antoine, Auguste son nom véritable. Né le 28 mai 1807 à Saint-Sulpice-les-Feuilles (Haute-Vienne). Paveur. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Boucher, Appe sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sous celui de Boucher, Appé sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Bouché Appé, Auguste), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il fut secouru de soixante-cinq francs de secours de 1831 à 1832, de quatre-vingt-dix francs en 1849, cinquante francs en 1850 et cinquante francs en 1851. Le préfet de police renseignait à son sujet en 1837 : « Je n’ai que des renseignements peu favorables. […] Pourrait gagner cinq francs par jour mais il est sans conduite, d’un caractère méchant et toujours prêt à frapper. Il a été condamné, il y un an, à huit jours de prison pour voies de fait. Il est célibataire et il vit en concubinage. Il ne mérite enfin aucun intérêt. » Et en 1849 : « Malade depuis trois mois, il et dans une position très malheureuse, n’ayant d’autres ressources que son travail et les petits bénéfices que peut faire sa femme, comme marchande ambulante de poisson. Il jouit d’une bonne réputation et ne s’occupe pas de politique. » En 1849, il avait quatre enfants (dont une fille de dix ans et un garçon nouveau-né). Il reçut un secours de cinquante francs en 1849 et en 1850, à titre de médaillé de Juillet. Il se maria, le 20 avril 1850 à Paris, avec Wellekens, alors marchande des quatre saisons, née le 31 décembre 1814 à Bruxelles, avec laquelle il vivait en concubinage depuis longtemps mais envers laquelle il voulut régulariser sa situation. Atteint de phtisie, il mourut le 11 juillet 1851. En 1852, la police renseigna sur le compte de la veuve : « […] Exploite un fonds de fruiterie, rue de l’Hôtel-de-Ville, n° 24. Elle a une jeune fille de treize ans environ qui la seconde dans son commerce. La mort de son mari lui a causé un grand préjudice et lui a occasionné beaucoup de dépenses. Des renseignements favorables sont recueillis sur sa conduite morale et politique. La veuve Appay paraît mériter à tous égards la bienveillance de l’administration. » Sa veuve reçut trente francs de secours en 1855 ; les renseignements indiquaient alors : « M. Boucher était un ouvrier sobre et laborieux, gagnant bien sa vie. Sa mort a laissé sa femme dans une position voisine de la misère. […] Madame veuve Boucher n’a de ressources qu’une place chez une fruitière pour le compte de laquelle elle vend. Ce travail lui rapporte environ deux francs par jour. Tout s’accorde à la considérer comme une femme honnête, laborieuse et digne d’intérêt. » Boucher demeurait 24, rue de l’Hôtel-de-Ville, un loyer de cent francs par an, de 1830 à 1852 (mais 16, rue de la Mortellerie sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 et 30, rue de la Mortellerie deux fois in Archives nationales F/1dIII/36). Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 81 (sous le nom de Bouché Appé, Auguste) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Bouché Appé, Auguste) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes (sous le nom de Boucher-Appé, Auguste), idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Bouché-Appé, Auguste), idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Boucher-Appé, Auguste), idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209 (sous le nom de veuve Appay).