Boucher, Michel, Pierre
Biographie
Né le 1er mai 1801 (mais le 1er mai 1799 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) à Vaugirard (Seine) ou à Tours (Indre-et-Loire). Ouvrier jardinier (mais par erreur – et sans doute avec Boucher, Michel, autre médaillé auprès de l’arrondissement de Sceaux – typographe sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut blessé d’une balle, à l’attaque de la caserne de Babylone. Il reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1831, il reçut cinquante francs et un habillement complet de garde national. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Bouché, Michel, Pierre), auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1840, il sollicita des secours et rédigea la lettre suivante à l’attention du ministre de l’Intérieur : « […] J’étais alors ouvrier jardiner ; mais, depuis, faute d’ouvrage, je me suis fait marchand ambulant de quatre mendiants dans les rues de Paris. Je me suis donné cette industrie pour nous procurer du pain à ma femme et à moi. Je n’étais pas heureux quand j’ai commencé ce petit commerce puisque je n’ai pu le faire qu’avec le produit de mes économies pendant plusieurs années, et que je n’avais obtenues qu’à force de privations, quelquefois des besoins les plus urgents ; et voilà que les saisies de ma marchandise que j’éprouve de temps en temps de part des agents de la police, que je dirais très sévère, pour ne pas me servir d’une expression plus convenable, me mettront, pour peu qu’elles se renouvellent, dans l’impossibilité de continuer mon industrie car je suis déjà bien malheureux. C’est cette pénible position qui me fait recourir à vous, monsieur le ministre, pour que vous ayez la bonté de me faire comprendre dans l’état des décorés de Juillet, auxquels le gouvernement du roi accorde des secours aux anniversaires des trois journées. » La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Malade depuis plus de huit mois, par suite d’une chute. Comme blessé en 1830, il a reçu un habillement complet et cinquante francs en 1831. C’est un homme fort tranquille et sur lequel les renseignements sont favorables. » Il reçut quarante francs de secours en 1841, soixante-cinq francs en 1842, vingt-cinq francs en 1843 et 1844. En 1845, il renouvela une demande de secours, « réduit dans une misère que ma plume ne saurait vous tracer. Père de famille, dans une saison d’hiver sans travail, sans argent et ne sachant que faire pour donner du pain à ma famille […]. » Il reçut vingt-cinq francs de secours en 1845, quarante francs en 1846, vingt-cinq francs en 1847, quarante francs en 1848, la même somme en 1849. Les renseignements de police indiquaient en 1850 : « Favorablement représenté sous tous les rapports. Sa position est très précaire. » Il reçut soixante francs de secours en 1850, un secours de cinquante francs en 1851, en 1852, en 1853 et quarante francs en 1854, à titre de médaillé de Juillet. Il reçut une allocation de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de médaillé de Juillet. En 1855, la police donnait sur son compte les indications suivantes : « Bonne moralité, bonne position financière, à l’abri du besoin, bien considéré dans son quartier. » En 1857 : « Sa position paraît très aisée ; on le dit propriétaire d’une maison située rue Campo-Formio n° 24. Il a des places dans plusieurs marchés et son enfant est placé à l’orphelinat de Saint-Vincent-de-Paul à Vaugirard. La conduite morale et politique de ce pétitionnaire est exempte de reproche. » Il demeurait 9, rue de Grenelle à Vaugirard en 1831 ; 67, rue Saint-Victor en 1840 ; 6, rue Bretonvilliers dans l’île Saint-Louis de 1843 à 1853 ; 8, rue Poultier île Saint-Louis de 1854 à 1857. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 (sous le nom de Bouché, Michel, Pierre) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 1re classe de l’arrondissement de Sceaux auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 91 (sous le nom de Bouchez, Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux (sous le nom de Boucher, Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux, blessés de la 1re classe (sous le nom de Bouchez, Pierre) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Bouché, Michel), idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 (sous le nom de Boucher, Michel).