Boucheron, Jean-Baptiste
Biographie
Ancien militaire, ex-canonnier de marine, établi maçon. Il fut blessé au pied droit le 27 juillet. Le 29 juillet vers 15 h 30 ou 16 heures aux Champs-Elysées, quand Porte, Pierre fut blessé à la jambe droite par un coup de crosse de fusil que lui donna un garde royal contre lequel il se débattait, il raccompagna ce dernier à son domicile avec l’aide de Becquer, demeurant 2, rue Saint-Lazare. Marié et père d’un enfant, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un total de dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut quatre-vingt-quinze francs de secours en 1831. Il reçut la médaille de Juillet. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa un certificat de notoriété en faveur de Michel, Jean, Didier, comme ayant combattu avec lui en juillet 1830. On trouve le billet suivant, en date du 29 juillet 1834, rédigé depuis le cabinet du préfet de la Seine : « Le préfet de la Seine invite MM. Porte et Boucheron à se présenter à la mairie de leur arrondissement, afin d’y donner les renseignements nécessaires sur les droits qu’ils peuvent avoir à une gratification comme décorés de Juillet. » Le préfet de la Seine indiquait à son sujet en 1835 : « Ne saurait avoir aucun droit à la bienveillance du gouvernement et que sous aucun rapport, il est digne de recommandation. » Le préfet de police en revanche à la même date : « On le dit honnête et laborieux mais ayant le défaut de s’enivrer assez souvent. La position de ce pétitionnaire n’est pas heureuse car l’hiver dernier il n’a pas pu travailler de son état de garçon maçon. Il doit deux termes de loyer à son propriétaire. » Il reçut un secours de quarante francs en 1838. Il fit partie de la délégation de soixante-treize décorés de Juillet, qui, le jour de la fête du roi le 1er mai, sans doute en 1839 (en tout cas après 1838), se présentèrent à son palais, pour le féliciter et l’assurer de leur entier dévouement ainsi qu’aux membres de sa famille (voir la liste des décorés à Grand, Pierre). Il reçut un secours de vingt francs en 1839, de vingt-cinq francs en 1840. En 1841, la même source renseignait : « Ouvrier laborieux et ayant une bonne conduite. » Il toucha, cette année-là, un secours de vingt-cinq francs. En 1842, il revendiquait auprès du roi avoir aux affaires des 5 et 6 juin, « prouvé son zèle et son attachement pour votre auguste famille en s’exposant aux plus grands dangers pour détruire les barricades rue Saint-Denis, sous les ordres du capitaine Arville, chef de maison de roulage rue du Faubourg-Saint-Martin, n° 66, et aux affaires des 13 et 14 avril, rue des Gravilliers à 5 heures du matin il a détruit une autre barricade sous les ordres du sergent Breton de la VIIe légion […]. » Il reçut un secours de soixante-cinq francs en 1842, de la même somme en 1843, de vingt-cinq francs en 1844, de soixante-cinq francs en 1845, de vingt-cinq francs en 1846, de quarante francs en 1847 et en 1848. En 1849 les renseignements de police le disaient veuf, maçon mais presque toujours sans ouvrage. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet, un secours de cinquante francs en 1850, toujours à titre de médaillé de Juillet. Il était père de quatre enfants en 1840. Il demeurait 24, rue Bellefond en juillet 1830 ; 49, bd Saint-Ange maison du serrurier, commune de La Chapelle-Saint-Denis en octobre 1830 ; 43, rue de la Goutte-d’Or à La Chapelle de 1835 à 1838 ; 44, même rue en 1839 et de nouveau en 1846 ; 19, bd Poissonnière de 1840 à 1841 ; 19, bd de La Chapelle en 1841 ; 38, rue Constantine à La Chapelle en 1842 ; 18, rue de la Charbonnière de 1843 à 1845 ; 44, rue de la Goutte-d’Or puis 3, rue Léon à La Chapelle en 1846 ; de nouveau 19, bd de La Chapelle en 1847 ; 12, bd des Poissonniers en 1849-1850. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 67 (sous le nom de Boucheron, Jean) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives de Paris VD6 91 in dossier Porte, Pierre ; Archives de Paris VK3 10 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/67 in dossier Michel, Jean, Didier ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Boucheron, Jean) ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries (trouvés lors de l’envahissement du palais par le peuple en février 1848, N.D.A.), décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40, idem 44 et suivantes, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134. Sa médaille n’est pas dans Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; c’est au nom de Boucheron, Jean-Baptiste, Claude ; pourtant il semble avoir été considéré comme médaillé… Peut-être Boucheron, Jean-Baptiste, Claude a-t-il été décoré par erreur dans deux arrondissements et lui pas du tout ? Les journaux reprennent les listes de la Commission ; tout est donc très confus… Idem pour le classement dans la 1re catégorie de la 2e classe ; Boucheron, Jean-Baptiste, Claude l’aurait été dans deux arrondissements et Boucheron, Jean-Baptiste, dans aucun ?