Boucot, Jean-Marie

Biographie


Né le 26 février 1788 à Paris (mais à Belleville près de Paris dans son acte de décès), fils de Boucot, François, marchand de vin, et de Lasnier, Madeleine son épouse. Terrassier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la jambe droite et, affaibli graduellement, mourut de cette blessure le 15 février 1831 (bien dans son acte de décès ; mais le 15 mars 1831 in Archives nationales F/1dIII/37) à l’hospice de Bicêtre (mais à Gentilly dans son acte de décès). Le certificat médical suivant fut alors établi : « Je, soussigné, chirurgien en chef de l’hospice de Bicêtre, certifie avoir été consulté par le nommé Jean-Marie Boucot, ouvrier terrassier, domicilié dans la commune de Gentilly. Cet homme portait les traces d’une plaie reçue à la partie inférieure et latérale externe de la jambe droite. Cette plaie avait été déterminée, au rapport de Boucot, par un coup de feu reçu dans les derniers jours du mois de juillet dernier. Cet homme depuis l’époque de sa blessure s’est affaibli graduellement et est mort le 15 février. » Signé, le 15 février 1831 : Murat. Il est répertorié (sans indication de numéro) dans les pièces relatives aux décès, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux. Le 13 juin 1831, devant le juge de paix du canton de Villejuif, comparurent : Jacques Saint-Cyr, Basière (voir Bazière, Jacques, Cyr), maître couvreur, demeurant à Gentilly ; Thouillot (voir Touillote, Pierre), bottier, demeurant à Gentilly ; Delafosse-Beaupré, Pierre, Etienne, rentier, demeurant à Gentilly. Ils attestèrent « pour vérité et notoriété qu’ils ont connu ledit feu Jean-Marie Boucot, qu’ils savent qu’il a été blessé dans les journées de Juillet et que c’est par suite de ces blessures qu’il est décédé le 15 février dernier ». Il laissait une veuve, Monscavoir, Antoinette, Jeanne, née le 2 octobre 1791 à Paris (elle-même fille de Monscavoir, Pierre, Claude, tonnelier, et de Chatelain, Marie, Madeleine), journalière. Il l’avait épousée, le 29 septembre 1825 à Gentilly. Elle fut pensionnée de cinq cents francs (pas vu son nom sur les listes du Bulletin des lois et il semble quil y ait eu quelques difficultés puisque le maire de Gentilly et Chateaugiron durent intercéder pour elle puisquelle navait pas été comprise dans les listes de veuves pensionnées) et il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; et un fils Jean-Baptiste, Louis, né le 17 septembre 1824 à Gentilly (Seine), qui fut pensionné (pas vu son nom sur les listes du Bulletin des lois) et à qui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les demandes de pension de la veuve et de l’orphelin furent rejetées malgré les protestations du maire de Gentilly et les certificats des médecins et de notoriété qui attestaient que Boucot était mort des suites de ses blessures reçues dans les combats de juillet 1830. En 1831, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait pourtant au sujet de Jean-Baptiste : « La commission a laissé l’enfant aux soins de sa mère, à laquelle on donnera un franc par jour pour tous frais d’entretien, de nourriture, d’éducation. Cette disposition a été prise du consentement de la mère et du subrogé-tuteur. » On destinait l’enfant au métier de tailleur, une hernie dont il souffrait l’empêchant de faire un état plus fatigant. La mère, selon la même commission, n’avait pour toutes ressources que sa pension de veuve d’un mari tué dans les trois jours. En 1832, le fils était toujours l’objet de la surveillance spéciale de la part de la Commission des récompenses nationales. Il était jugé par la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet, comme intelligent, docile, sage et jouissant de bonnes qualités, et sachant lire et écrire correctement. Le 20 août 1834, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de l’enfant : « La veuve Boucot de Gentilly a fait la demande d’une pension pour son fils (la pension de Maniette à Vaugirard, N.D.A.). Il avait été décidé, il y a deux ans, qu’en raison de la faiblesse de sa santé l’enfant resterait confié aux soins de sa mère, qui recevrait de la Commission un franc par jour pour frais d’entretien, d’éducation et de nourriture. Depuis ce temps, l’enfant a grandi, sa santé s’est améliorée mais son éducation est peu avancée bien qu’il sache à peu près lire, écrire et [possède] les premiers éléments de calcul. Il est à désirer qu’il soit mis en pension ou au moins en demi-pension pour perfectionner pendant un an ou deux son éducation élémentaire jusqu’à ce qui puisse être mis en apprentissage. Cet enfant a à peine dix ans et deux années de sérieuses études développeraient ses facultés. » En 1838, il suivait un apprentissage de cordonnier-bottier, à Gentilly ; en 1839, destiné à une profession industrielle, il était élève externe dans une pension (mais peut-être le comité de surveillance se trompe de prénom puisque lenfant serait alors âgé de douze ans). En 1842, Delafosse-Beaupré était subrogé-tuteur et beau-père de l’orphelin. La veuve, barrière Fontainebleau à Gentilly en 1831 ; journalière ou blanchisseuse, demeurant 19, rue Vandrezanne à Gentilly en 1832-1842 ; 9, rue Vandrezanne en 1842 (confusion entre les numéros ? en tout cas in Archives de Paris VK3 55 cest bien 9, rue Vandrezanne, route royale de Fontainebleau à Gentilly). Le nom de Boucot (L.-F. Boucot) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 98 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de larrondissement de Sceaux lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 113 ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces relatives aux décès ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 42-43 ; Archives de Paris VK3 38, état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de l’arrondissement de Sceaux au 1er juillet 1840, idem état nominatif des orphelins de Juillet inscrits sur les listes de l’arrondissement de Sceaux au 1er juillet 1841 ; Archives de Paris VK3 55 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (douze veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1833, arrondissement de Sceaux, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 arrondissement de Sceaux ; année 1839 arrondissement de Sceaux) ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, veuves et orphelins ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/15/2557-2559 service de sous-surveillance des orphelins et orphelines de Juillet, lettre en date du 29 mai 1834, lettre en date du 20 août 1834 et aussi état officiel des orphelins (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés : orphelins sans tuteurs et sans subrogés-tuteurs ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841. Voir lautre Boucot, Jean-Marie ; mais il est déjà décédé pour avoir reçu à loccasion des fêtes anniversaires de Juillet, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé qui plus est… ?

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