Boudet, François
Biographie
Maréchal des logis au 4e régiment d’artillerie, totalisant neuf années de service dont six dans ce grade ou celui de fourrier, détaché au dépôt de recrutement de Seine-et-Oise à Versailles. Le 2 novembre 1831, il exposa à la Commission des récompenses nationales pour le département de Seine-et-Oise qu’il avait eu l’occasion « d’être utile à la cause nationale » en se rendant à Paris, les 28 et 29 juillet, chargé de missions et aussi, expliquait-il : « Il marcha, revêtu de son uniforme à la tête de la batterie d’artillerie parisienne, lorsqu’elle se porta sur Rambouillet, et que, par sa présence, il inspira une grande confiance pour la réussite de l’entreprise. Il fut de plus chargé de plusieurs missions et ramena à Paris la pièce d’artillerie qui lui avait été confiée. » Il demandait à obtenir la récompense honorifique qu’on jugeait que sa conduite méritait. Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier : « Le colonel commandant l’artillerie de la garde nationale de Paris, aide-de-camp du général commandant en chef des gardes nationales de France, certifie que, dans le mouvement de la population parisienne sur Rambouillet, le détachement d’artillerie sous ses ordres a été rejoint à Versailles par le citoyen Boudet François, maréchal des logis au 4e régiment d’artillerie, détaché comme secrétaire au bureau de recrutement du département de Seine-et-Oise. Le dévouement civique du citoyen Boudet m’a été d’autant plus utile que son expérience et les insignes de son grade dont il était revêtu en se rangeant volontairement sous mes ordres étaient éminemment propres à inspirer aux canonniers volontaires une grande confiance dans la réussite de notre entreprise. Le citoyen Boudet s’est justement acquis l’estime de messieurs les élèves de l’Ecole polytechnique, qui lui avaient ouvert leurs rangs, et je me plais à lui donner ce témoignage de la mienne. » signé, le 25 octobre 1830 : Joubert (voir Joubert, Nicolas, Roch), colonel commandant l’artillerie de la garde nationale de Paris. Le deuxième : « Le chef d’état-major certifie que le sieur Boudet, maréchal des logis d’artillerie, a été invité par les élèves de l’Ecole polytechnique à les suivre à Rambouillet pour le service de l’artillerie du corps d’armée, dans les journées des 3 et 4 août, et qu’il a mérité leurs éloges par sa bonne conduite et son dévouement. » Signé, le 4 août 1830 : baron Feisthamel, colonel, chef d’état-major de la garde nationale de Paris. On demanda pour lui auprès de la Commission des récompenses nationales réunie à la préfecture de Seine-et-Oise de l’avancement dans son corps, le 4e régiment d’artillerie ou une récompense honorifique. Sur la demande de nomination à un grade de sous-lieutenant, le général Martin, son supérieur militaire rapportait sur son compte : « J’ai particulièrement connaissance des services que ce sous-officie n’a cessé de rendre dans le dépôt de recrutement. Dans le cas où M. le ministre de la Guerre ne jugerait pas à propos de lui conférer le grade de sous-lieutenant, j’estime qu’il y aurait lieu de l’envoyer à son régiment comme maréchal des logis chef ou adjudant de batterie. Ce sous-officier est instruit, intelligent et a une conduire fort honorable. » Dans sa séance du 16 décembre 1831, la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise, après avoir constaté qu’aucun fait précis et caractérisé, constituant une action d’éclat, n’était prouvé ni même énoncé par le réclamant, donna l’avis suivant sur la demande concernant Boudet : « La conduite de M. Boudet n’offre aucun fait saillant, mais il a rendu de grands services par sa fermeté et ses connaissances militaires. La Commission estime donc qu’il mérite d’obtenir de l’avancement dans son corps. » Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise. In Bulletin des lois, partie supplémentaire, n° 677, p. 106, un certain Boudet, François, Marie, maître canonnier, né le 3 janvier 1787 à Port-Louis (Morbihan), totalisant trente-huit années de service, est admis, le 5 juillet 1843, à une retraite de quatre-vingt-dix francs.