Boudin, Louis, François, Armand
Biographie
Né vers 1800 à Gournay (Seine-Maritime) ou à Val-de-Mercy (il y a deux références dont Archives de Paris VD6 682 n° 3 pour Boudin, François né à Val-de-Mercy) (Yonne). Ouvrier brocheur (mais marchand de vin in Archives de Paris VD6 682 n° 3). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le seul nom de Boudin in Archives de Paris VD6 682 n° 3 et sur les listes des journaux). En 1837, il était sans ouvrage depuis longtemps et dans une grande détresse. En 1838, marié, père d’une famille de trois enfants, sa femme aussi relieuse, les renseignements de police disaient de lui qu’il jouissait d’une « bonne réputation ». Il reçut cinquante francs de secours en 1839, vingt-cinq francs en 1840, quarante francs en 1841, vingt-cinq francs en en 1842, en 1843, en 1844, en 1846 et en 1847. En 1848, il devint courtier en vins, et participa à la répression de juin. Garde national à la XIIe légion, 3e bataillon, 2e compagnie, il se rendit le 23 juin au poste de l’Entrepôt, pour rejoindre sa compagnie et protéger ce poste contre l’insurrection et donna, le 24, le coup de feu contre les insurgés de l’île Louviers. Le 25, il combattit les insurgés qui s’étaient retranchés dans le Jardin des plantes sur l’Entrepôt, puis concourut à la prise de la barricade du pont d’Austerlitz, élevée au coin de la rue Moreau, poursuivit les insurgés, sous une grêle de balles qui lui percèrent ses vêtements, jusqu’à la rue de Charenton, puis retourna à la barricade des Deux-Moulins (si c’est bien celle du Marché aux chevaux, il l’attaqua et y soutint plusieurs combats), retourna enfin au poste des Deux-Moulins, qu’il ne quitta que le 26 à minuit. En 1849, la police rapportait sur son compte : « Veuf ayant deux enfants, dont un à sa charge, et une nièce qu’il a recueillie […]. Il jouit d’une bonne réputation et professe des opinions républicaines modérées. Quant à ses ressources, elles sont très faibles depuis longtemps. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1849. Il demeurait 22, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève en 1830 (in Archives de Paris VD6 682 n° 3) ; 131, rue Saint-Jacques de 1837 à 1846 ; 31, rue Saint-Jacques en 1847 ; 24, rue Saint-Victor en 1848-1849. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/46. Il y a un problème de confusion entre les deux Boudin, François…