Boudousquié, Pierre, Alain
Biographie
Né le 9 mai 1791 à Cahors (Lot), fils de Boudousquié, Honoré et de Saintours, Anne, son épouse. Lieutenant d’infanterie en retraite, devenu avocat en 1830. Nommé chevalier de la Légion d’honneur le 17 mars 1815 ou le 29 mai 1815 mais avec la mention Cent-Jours sur son dossier. Il était entré au service le 11 mai 1810 au 18e de ligne, nommé lieutenant le 5 mai 1812 ; il fit la campagne de Russie en 1812, reçut un coup de feu à la jambe droite à l’affaire du 19 août 1812 près de Smolensk, un coup de feu le 7 septembre suivant à la bataille de la Moscowa, qui lui traversa la jambe droite, et trois contusions par coups de feu à la même bataille ; prisonnier de guerre le 18 novembre 1812, il rentra dans ses foyers le 24 juillet 1814. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le seul nom de Boudousquié sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et deux fois sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut nommé procureur du roi à Cahors. On trouve sur le site de l’Assemblée nationale sa biographie, extraite du Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 par Robert et Cougny : « Député de 1834 à 1848. Né à Cahors (Lot), le 9 mai 1791, mort à Cahors, le 4 septembre 1867, entra, le 11 mai 1810, au 18e régiment de ligne en qualité de sous-lieutenant. Il fut promu au grade de lieutenant le 5 mai 1812, et fit la campagne de Russie ; blessé à l’affaire de Volontina, en avant de Smolensk, et à la bataille de la Moskowa ; prisonnier à l’affaire de Krasnof (18 novembre), il rentra en France en 1815, fut compris par Louis XVIII, à la veille de son départ pour Gand, dans les promotions militaires de la Légion d’honneur, promotion qui fut confirmée pour lui par un décret impérial du 29 mai suivant. Retraité pour cause de blessures, le 25 mars 1816, Boudousquié embrassa une nouvelle carrière et il fut reçu avocat à la Cour d’appel de Paris, en 1818. Il exerça cette profession jusqu’à la révolution de 1830, à laquelle il prit une part active, qui lui valut la Croix de Juillet (11 novembre 1831) (!!! lire la médaille de Juillet, N.D.A). Procureur du roi à Cahors, en septembre 1830, il donna sa démission au mois de décembre 1832, et fut nommé député par le premier arrondissement du département du Lot, le 21 juin 1834, avec 127 voix (211 votants, 250 inscrits), contre 75 au député sortant, M. Conté. Au mois de novembre de l’année suivante (1835), il fut élu conseiller municipal de Cahors. A la Chambre, il prit place dans l’opposition dynastique, avec laquelle il vota le plus souvent, fut réélu : le 4 novembre 1837, par 176 voix sur 232 votants et 288 inscrits; le 2 mars 1839, puis le 9 juillet 1842, par 144 voix sur 241 votants et 288 inscrits contre MM. Berton, 34 voix, et Benech, 40 ; enfin le 1er août 1846, par 188 voix sur 315 votants et 346 inscrits, contre 127 à M. Martineau-Deschenez. Boudousquié intervint dans un certain nombre de discussions. En 1837, il fut l’auteur d’un projet de loi, adopté, qui attribua le traitement aux sous-officiers et soldats amputés, nommés membres de la Légion d’honneur depuis leur admission à la retraite. Il siégea jusqu’à la révolution de Février. Son nom ne figure pas parmi les signataires de la demande de mise en accusation du ministère Guizot. On a de Boudousquié un Traité d’assurance contre l’incendie (1829). » Il demeurait rue de Seine en 1817. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste supplémentaire des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie, idem Etat des citoyens décorés de la médaille de Juillet, absents de Paris ou non trouvés au domicile indiqué, auxquels n’ont pu parvenir les lettres d’avis qui leur ont été adressées pour les inviter à retirer leurs médailles (par erreur sous le nom de Boudousquée), idem liste des décorés de la médaille, qui ne l’ont pas encore retirée ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille XIe arrondissement ; base Léonore de la Légion d’honneur LH/309/124. Il est parfois porté, mais par erreur, sur les contrôles de l’armée sous l’identité de Boudousquié, Pierre, Claire, Astaing.