Bouedron, Antoine
Biographie
Né le 4 janvier 1807 à Nantes. Commis journaliste. « A assisté à la réunion du 29, où il a déployé beaucoup d’énergie ; le 30, il s’arma au magasin d’armes, travailla aux barricades, prit part à l’affaire de la place Louis-XVI », selon la Commission des récompenses nationales établie pour la ville de Nantes. Il fut décoré de la Croix de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 31 juillet 1831. Il signa, en juillet 1831, la réclamation suivante, en faveur de Jeanjot, Louis, et avec Trastour (voir ce nom), lieutenant, décoré de Juillet, Poubeau (voir Poubeau, Henri), Emile Mazier (voir Mazier, Emile), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis) et Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire) : « Les soussignés, tous décorés de Juillet, osent prendre la liberté de vous prier d’accueillir la réclamation suivante qu’ils ont l’honneur de soumettre à votre justice. Ils attestent que le nommé Jeanjot, Louis, ex-officier, actuellement sous-lieutenant dans la garde nationale, employé dans les bureaux de l’Ami de la charte, journal patriote de Nantes, a pris, un des premiers, les armes dans la journée du 30 juillet 1830, qu’il a travaillé aux barricades et à la coupure du pont de Pirmil, avec un zèle infatigable, qu’il s’est particulièrement fait remarquer à l’affaire de la place des Martyrs et qu’il a constamment donné des preuves de son ardent patriotisme, chaque fois que nos libertés publiques étaient menacées. La part active que ce brave citoyen a prise à notre glorieuse régénération politique impose aux soussignés le devoir de signaler sa courageuse conduite qui lui fait obtenir la médaille, récompense qui nous semble bien faible en raison des services signalés qu’il a rendus à la cause nationale, car il était au premier rang parmi ses compagnons d’armes et tous ceux qui l’accompagnaient sont décorés de la Croix de Juillet. Les soussignés osent se flatter que cet honorable patriote jouira bientôt des mêmes honneurs que ceux qui leur sont décernés, si vous daignez leur servir d’interprète auprès de MM. les membres de la Commission des récompenses nationales. Dans cet espoir, ils ont l’honneur, etc. » Il était marié et père d’un enfant en 1830. Il demeurait chez la veuve Mangin à Nantes en 1830. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la décoration de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831 (sous le nom de Bouëdron, Antoine).