Boulanger, Pierre, Auguste
Biographie
Né vers 1798 à Versailles (Yvelines). Commis dans la maison Holbacher, 13, rue de Montmorency. Il s’illustra au carré Saint-Martin. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales mais déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), afin de solliciter la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés certifient que le sieur Boulanger, Pierre, Auguste, commis dans la maison Holbacher, rue de Montmorency n° 13, demeurant rue de Tracy n° 3, s’est présenté le 28 juillet à la mairie du (ancien) VIe arrondissement, à la tête d’un rassemblement de personnes, pour s’y procurer des armes, que, là, après avoir harangué les personnes qui le composaient et les avoir engagées à secouer le joug qu’un gouvernement parjure voulait nous imposer et après la réponse d’un des employés de la mairie qui protestait qu’il n’existait aucun d’armes, il fut député conjointement avec une autre personne pour faire la visite de cette mairie, que, sur le refus de lui ouvrir une porte, il alla chercher au corps de garde des sapeurs-pompiers, une hache pour l’enfoncer et qu’il fit abattre dans les caves un mur fraîchement réparé pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’armes. Ses recherches ayant été infructueuses, il retourna vers ses compagnons pour leur rendre compte de leur inutilité. Il se dirigea ensuite rue du Ponceau, carré Saint-Martin, où il fit des barricades jusqu’au moment où des charretiers qui revenaient de la cour Mandar lui donnèrent le fusil et les munitions de l’un deux, qui était ivre, et il fit le coup de feu dans cet endroit jusqu’à la retraite de l’ex-garde royale. » Signé : Jolifié et sa femme, demeurant 28, rue Grenetat ; Charlot, demeurant 14, rue Chapon. Sur son dossier il était indiqué comme « sans fortune). Il demeurait 3, rue de Tracy en 1831. Archives de la préfecture de police AA 374.