Boullée, François, Marie et aussi parfois Boulée, François, Marie
Biographie
Né vers 1799 à Paris. Tailleur. Combattant de Juillet. Il fut tué par un garde royal, d’un coup de feu dans la poitrine, le 28 juillet, place de l’Hôtel-de-Ville. Son corps, retiré de la Seine, fut transporté à la Morgue. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 3 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Hubert, David, Pierre, peintre en bâtiments, demeurant 25, rue de Beaujolais ; Duval, Jacques, Louis, chapelier, demeurant 25, rue de Beaujolais ; Lasalle, François, tailleur, demeurant 25, rue de Beaujolais. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Boullée et avoir « eu connaissance que ledit Boullée a été tué le 28 juillet dernier d’un coup de fusil reçu à la poitrine par un garde royal et transporté à la morgue après avoir été retiré de l’eau, qu’il a combattu à l’Hôtel de ville ». Il laissait des parents, Boullée, Tranquille (sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel), indigents, né le 14 septembre 1760 à Caen (Calvados) (lui-même fils de Boulée, Pierre [sic sur l’acte de baptême] et de Quesnel, Marie), et Bise, Marguerite, née le 13 décembre 1762 à Lunéville (Meurthe) (elle-même fille de Bise, Claude et de Collin, Marie, son épouse), qui reçurent cent cinquante francs de secours en août et septembre 1830, puis qui furent pensionnés de deux cents francs. Sa mère, la veuve Boullée, née Bise, Marguerite, le 13 décembre 1762 à Lunéville (Moselle), était inscrite sur le rôle des indigents du quartier du Temple. Le maire du (ancien) VIe arrondissement délivra le certificat suivant, en date du 7 mars 1831 : « Nous, maire du (ancien) VIe arrondissement, certifions que la dame Marguerite Bise, femme Boullée, demeurant rue de Beaujolais n° 25, aveugle, dont le mari est à l’hospice de la vieillesse pour cause d’aliénation mentale et dont le fils a été tué dans les combats de Juillet, est dans l’état le plus nécessiteux. » Elle reçut un secours de cent francs, le 16 août 1830, un secours de cinquante francs, le 16 septembre, un secours de cinquante francs, le 13 décembre, un secours de cent francs, le 31 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 14 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 11 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 9 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 4 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, et qui furent pensionnés (ils sont où sur les journaux ?). Elle reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de cinq cent francs, et une inscription de rente perpétuelle de cinquante francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Boulée demeurait rue du Vieux-Marché-Saint-Martin ; sa mère 25, rue de Beaujolais en 1830-1831. Le nom de Boullée (F.-M. Boullée) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 76, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement, p. 101, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 17 ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Etat nominatif des père et mère des citoyens tués en juillet 1830 au-dessus de soixante ans, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (ascendants), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des ascendants, idem cas exceptionnels, état des sommes payées en vertu de la lettre du 24 janvier 1832 de M. le préfet de la Seine, aux blessés et ascendants auxquels la Commission de la souscription nationale a accordé des secours exceptionnels ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Boullée, François, Marie) et Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, cas exceptionnels (sous le nom de veuve Boullée, née Bise, Marguerite) et ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80 (sous le nom de Boullée, François, Marie), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.