Bour, Etienne
Biographie
Né vers 1800 à Forbach (Moselle). Ayant travaillé douze années dans différentes branches de comptabilité en septembre 1830, commis caissier chez Couture neveu, propriétaire, receveur de rentes et pensions, 13, rue des Juifs en face le passage Saint-Antoine, en décembre 1830, chef de bureau en 1831. Il fut blessé d’un coup de feu à la jambe droite à la Grève ou au marché des Innocents. Un certificat, signé de Duteurtre, Dumanoir, Wautrin, Claye, Gentilhom, et Chiry (?), attestait dans ces termes de sa participation aux combats : « S’est conduit pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet avec le plus ardent patriotisme ; on le vit dans les endroits les plus périlleux, encourager par son exemple les défenseurs de la patrie. A la Grève, lorsqu’il s’agissait de se défendre, et au Louvre, lorsqu’il fallait attaquer partout, on le vit conserver le même sang-froid et la même intrépidité. Nous ajoutons à ce fait que malgré que le susnommé soit marié et a été boiteux par suite d’une chute qu’il a faite le 29 juillet, il oublia la fatigue de ces mémorables journées pour se réunir à la colonne qui partit pour Rambouillet. » En septembre 1830, sans emploi, sans ressources, marié, il sollicita, auprès de la Commission des récompenses nationales un emploi dans une administration quelconque. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il réclama la Croix de Juillet en remplacement de la médaille qu’il avait obtenue auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un emploi dans l’administration. Il signa, le 23 août 1831, le certificat suivant à la demande du père de Paquotte, Auguste, Napoléon, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants et alors qu’il pensait son fils avoir été tué dans les combats : « Les soussignés certifient que le sieur Paquotte, Auguste, Napoléon, né à Fremonville (Meurthe), a combattu à nos côtés pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, entre autres il a été blessé lors de la prise du Louvre à la jambe. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 18, rue Cadet en 1830 ; 123, rue Vieille-du-Temple en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Paquotte, Auguste, Napoléon.