Bourdet, Antoine, Charles
Biographie
Né le 13 novembre 1789 à Paris. Enfant de troupe, totalisant quinze ans de service il s’était marié sous les drapeaux et avait, en 1830, un enfant âgé de six ans et lui-même enfant de troupe. Il avait fait les campagnes d’Espagne en 1809, 1810, 1811, 1812, 1813, et y avait été blessé, rentré en France des prisons d’Espagne en 1814, participa à la bataille de Waterloo, licencié le 10 juillet 1815, rentré au service de la légion de l’Oise, comme remplacement d’un sieur Ducroq, le 27 mars 1819, absent du corps du 8 janvier 1820 au 3 avril 1822, libéré le 24 mars 1826, passé au 62e de ligne le 28 février 1823, caporal le 15 juillet 1823, passé à la 2e compagnie de discipline fusilier avec son grade le 29 novembre 1823, sergent le 29 novembre 1825. Il était carrier en 1830. Il était porteur du certificat suivant : « Le soussigné commandant du 2e bataillon de la IIIe légion extra muros, formé des communes de Vanves, Montrouge et Clamart, certifie que le nommé Bourdet, habitant la commune de Vanves, s’est battu avec intrépidité à la prise de la caserne de Babylone, qu’il y a même reçu une blessure à la tête, occasionnée par le ricochet d’une balle qui a fait éclater en plusieurs morceaux une équarrissure d’une porte basse de la caserne. » Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il sollicita d’être réintégré dans la 2e compagnie de discipline, d’où il sortait, mais avec un grade supérieur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il était marié et père de trois enfants en 1830. Il reçut un secours de cinquante francs en 1850 et en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Le dossier de sa veuve est aux secours à divers titres. Il demeurait 4, rue du Val à Vanves en 1830-1831 ; 19, rue des Jardins-Saint-Paul en 1849-1850 ; 17, rue des Jardins-Saint-Paul en 1851-1852. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 54 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 25 mai 1851, d’accorder à 34 décorés, médaillés, veuves et combattants de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 1.895 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 186-188, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852.