Bourdon, Auguste, Frédéric

Biographie


Né le 26 décembre 1788 à Caen (Calvados), fils de Bourdon, Louis, Guillaume, Etienne et de Daumesnil, Catherine, Ursule. Arrivé au 28e dragons le 23 juin 1807, brigadier le 1er janvier 1808, brigadier-fourrier le 1er février 1809, maréchal des logis le 21 octobre 1810, maréchal des logis chef le 1er janvier 1811, sous-lieutenant le 18 mars 1813, passé au 5e, devenu le 7e le 1er août 1814, licencié en demi-solde le 11 décembre 1815, maintenu en demi-solde le 1er juillet 1818 ; il fit les campagnes de 1807-1808 avec l’armée de Naples, 1809 en Allemagne dont la bataille de Wagram, 1812 en Russie, 1813 en Saxe et Silésie, 1814 et 1815 en France et en Belgique. Il fut blessé trois fois, dont par un coup de sabre dans le bas-ventre à Dresde, une blessure à Leipzig et, touché par un boulet au côté gauche, laissé pour mort sur le champ de bataille de Waterloo. Chevalier de la Légion d’honneur, il ne recevait pas le traitement de cette décoration, ses titres ayant été enlevés, selon lui par l’abbé Pradt, quand en 1814 celui-ci devint grand chancelier de l’ordre. Le 1er juillet 1820, il fut nommé sous-lieutenant au 5e escadron des chasseurs des Ardennes, maintenu en solde de non-activité le 1er juillet 1824. Entrepreneur de roulage et toujours en solde de non-activité en 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement pour une « action d’éclat » et son « noble et valeureux dévouement » alors qu’il avait « un établissement et deux enfants ». Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur pour prendre rang le 19 octobre 1831. Il était alors maréchal des logis au 4e escadron de la 13e légion de cavalerie de la garde nationale. Il fut mis à la retraite le 18 août 1837, de son activité militaire. En 1848, n’ayant jamais rien reçu, ses deux fils étant sans ouvrage, il demanda que lui soit versée l’indemnité allouée chaque année aux décorés de Juillet. Les renseignements de police à son sujet indiquaient, en 1849, qu’il était ancien ordonnateur des convois de Clichy, qu’il avait une bonne réputation, et que ses deux fils étaient dans le 18e bataillon de la garde mobile. Il reçut un secours de cent francs et un autre de soixante francs en 1849, à titre de décoré de la Croix de Juillet, de cinquante francs en 1850, aussi à titre de décoré de la Croix de Juillet, et de soixante francs en 1851. En 1852, il était pensionnaire aux Invalides et recevait sept francs par mois, ce qui faisait dire au cabinet du préfet de police qu’il n’avait nul besoin de secours. Il obtint un secours de quarante francs en 1852 et de la même somme en 1853. Sa femme mourut en 1844. Il mourut le 8 septembre 1863. Il demeurait 7, rue des Fontaines en 1831 ; 9, rue des Cailloux à Clichy en 1848-1849 ; 2, rue Charlot aux Ternes en 1850 ; 137, rue du Bac en 1850 et 1851 ; rue d’Austerlitz près de l’esplanade des Invalides, chez M. Barthélemy, en 1852 ; 28, rue Constantine en 1859-1860. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 88, 89, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 ; base Léonore de la Légion d’honneur LH/325/13.

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