Bourdon, Victor, Alexandre
Biographie
Ouvrier tailleur. Il sollicita, le 5 août 1831, auprès du roi, la décoration de Juillet : « […] Lui et son frère se sont conduits d’une manière honorable dans les journées de juillet 1830, en combattant l’un et l’autre pour la liberté et pour le soutien des lois injustement violées. Moins heureux que son frère (comment se nomme le frère ? Bourdon, Louis, François, Benjamin est lui aussi tailleur…) qui aujourd’hui porte la juste récompense de son courage, il vient supplier Votre Majesté de lui accorder la décoration spéciale et la récompense nationale qu’il atteste sur l’honneur avoir aussi bien méritée que lui, puisque comme lui il s’est battu et que son nom figure comme le sien dans les journaux de cette époque à jamais mémorable. L’oubli qu’on a fait de lui vient de ce qu’on a égaré la liste de ses prénoms, attestée de quatre témoins, qu’il avait fait remettre à la Commission des récompenses nationales […]. » En 1831, il avait quatre enfants, était grenadier à la Xe légion de la garde nationale. Il demeurait 7, rue des Marais-Saint-Germain en 1831. Archives nationales F/1dIII/46.
Bourdon-Duroselle, François, Louis.
Il reçut, comme blessé, un total de cent francs de secours, entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il demeurait 12, rue du Chantre en 1830. Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant.