Bourdy, François, Généreux
Biographie
Né le 24 janvier 1811 à Guérard (Seine-et-Marne). Compagnon maçon. Il quitta son domicile, le 28 juillet, armé d’un fusil, pour aller combattre. Il fut tué, entre 13 et 14 heures, au bout du pont d’Arcole, sur le quai de la Cité, alors qu’il combattait. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 22 juin 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Dury, Jean-François, né vers 1798, marchand de meubles, demeurant 18, rue de la Bûcherie ; Marie, Antoine, né vers 1804, marchand d’eau-de-vie, demeurant 19, rue de la Bûcherie ; Rozé, Jean-Baptiste, né vers 1799, bonnetier, demeurant 17, rue de la Bûcherie ; Picard, Chrisogme, né vers 1798, mécanicien, demeurant 17, rue de la Bûcherie. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Bourdy et « savoir parfaitement, les sieurs Rozé et Picard, locataires de la maison rue de la Bûcherie n° 17, où demeurait ledit Bourdy, que ce dernier est parti de chez lui armé d’un fusil le 28 juillet dernier au matin, pour aller se battre. Avoir entendu dire les quatre témoins susnommés que ledit sieur Bourdy avait été tué place de Grève ledit jour 28 juillet ; encore qu’ils attestent que depuis ledit jour il n’a pas reparu à son domicile ; que la déclaration que ledit Bourdy a été tué à la place de Grève le 28 juillet leur a été faite par des amis de ce dernier, qui ont combattu avec lui et qui ne peuvent se présenter aujourd’hui devant nous, étant tous entrés au service militaire et ne se trouvant pas en ce moment à Paris ». Le 3 août 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Gilet, Jean (voir ce nom), compagnon maçon, demeurant 17, rue de la Bûcherie ; Gilet, Pierre (voir ce nom), compagnon maçon, demeurant 17, rue de la Bûcherie. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Bourdy, « qu’ils ont vu ledit Bourdy tomber mort à côté d’eux en combattant ensemble au bout du pont d’Arcole le 28 juillet 1830, entre 1 heure et 2 heure de l’après-midi ». Il laissait des parents, Bourdy, Martial, né le 5 septembre 1774 à Ruze (lui-même fils de Bourdy, André, tailleur d’habits, et de Dufroc, Anne son épouse), compagnon maçon, et Bernier, Marie, Anne, née le 25 janvier 1779 à Guerard (elle-même fille de Bernier, Jean-Claude, aubergiste ou manouvrier, et de Cambray ou Cambrai, Marie, Anne, Angélique), qui furent pensionnés de deux cents francs (ils sont bien dans Archives nationales F/1dIII/37 et dans Archives nationales F/1dIII/38 B et aussi in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831 ; pas vu leurs noms comme pensionnés sur le Bulletin des lois, peut-être c’est la dame Bèche, Marie, Anne ? non puisque leurs deux noms sont sur la Commission), à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le père était alors compagnon maçon, et le maire de sa commune le décrivait comme ancien militaire non pensionné, jouissant de la réputation d’un honnête homme, ayant encore sept enfants dont trois en bas âge et n’ayant d’autres ressources que le fruit de son travail journalier pour élever sa famille. Les parents s’étaient mariés le 2 ventôse an VI à Guérard. Il demeurait 17, rue de la Bûcherie ; ses parents, à Coupvray (Seine-et-Marne). Le nom de Bourdy (G.-F. Bourdy) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 18 ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (une liste de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien XIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (29 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80 (sous le nom de Bourdy, Généreux, François), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.