Bourget
Biographie
Il adressa la lettre suivante, le 25 septembre 1830, au général Fabvier, commandant la place de Paris et président de la Commission des récompenses nationales, afin d’obtenir un secours et une récompense honorifique : « Il a été assez heureux pour donner dans les journées à jamais mémorables des 27, 28 et 29 des preuves de courage et de patriotisme. Un digne citoyen lui prêta une espingole dans la rue Traversière et il n’a cessé de repousser par la force les efforts du despotisme. Il fut blessé d’un coup de lance à la main droite et seulement depuis quelque temps il est en état de travailler. Sa position est loin d’être heureuse ; sa mère et son beau-père sont à sa charge. Il a fait cet hiver une malade de cinq mois. Il est marié et a un enfant. » Sa lettre était apostillée de différentes signatures, dont seules sont lisibles : Delépine, propriétaire aux Batignolles ; Prevel, marchand de couleurs, demeurant 1, rue de Godot ; Lebert, marchand de vins, 16, bd de la Madeleine ; R. Delestrés, marchand de vins, demeurant 38, rue de la Sourdière. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il demeurait 4, rue du Rocher en 1830. Archives de Paris VD6 92 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 16 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales.