Bourgoin, Magloire, Achille
Biographie
Né le 15 juin 1788 à Avon (Seine-et-Marne). Rentier. Sa conduite fut signalée ainsi par la presse de l’époque : « Parmi les combattants de l’immortelle journée du 29, il faut citer M. Bourgoin (de Fontainebleau). M. Bourgoin, qui s’est battu seul contre plusieurs Suisses, dans la rue de Rivoli, fut du nombre des soldats-citoyens qui entrèrent dans les Tuileries, où il tua encore plusieurs Suisses. En 1815, M. Bourgoin faisait partie de la garde nationale parisienne (IIe légion) ; il combattit barrière de Clichy, et s’y distingua. Il fut porté sur les contrôles pour être décoré de l’ordre de la Légion d’honneur ; il ne l’a pas reçue. » Il était porteur du certificat suivant : « Ayant eu dans le temps une connaissance parfaite de l’intrépide conduite de M. Bourgoin (de Fontainebleau) (le document est brûlé) à la barrière de Clichy par la garde nationale de Paris contre les troupes étrangères et qu’à cette époque il avait été désigné pour la croix de la Légion d’honneur. Je déclare que j’ai revu avec un vif plaisir M. Bourgoin, armé d’un fusil, poursuivre de ses coups réitérés les gardes royales suisses dans la mémorable journée du 29 juillet 1830, soit isolément soit avec les masses armées, vers les points les plus exposés de la rue de Rohan, du Carrousel, des rues Saint-Nicaise, de l’Echelle et de Rivoli. » Signé : de la Roche, Casimir, ancien officier supérieur d’état-major général, chevalier de la Légion d’honneur et des ordres militaires de Pologne et de Bavière. De la Roche renouvela ce certificat devant la Commission des Réclamants, devant laquelle Bourgoin sollicita, n’ayant rien obtenu de la Commission des récompenses nationales. En 1848, ne jouissant que d’un très modique revenu, il tenta de nouveau d’obtenir une récompense auprès de la Commission des récompenses nationales instaurée après la révolution de Février, en sollicitant une place d’huissier à la Chambre de députés ; sa demande fut rejetée. Il était marié et père d’un enfant en 1848. Il demeurait hôtel du Levant dans la rue Croix-des-Petits-Champs en 1831 ; 11, avenue de Neuilly à Neuilly-sur-Seine en 1848. Le National, 4 août 1830 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 271 ; Archives de la préfecture de police AA 374.