Bourjard, Vincent

Biographie


Né vers 1786 ou 1791. Ancien militaire, devenu porteur d’eau. Il fut atteint, le 29 juillet, d’une luxation de l’épaule gauche en chutant alors qu’il traînait une pièce de canon près de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois. Soigné d’abord par le docteur Tallard, il fut envoyé à l’Hôtel-Dieu, où sa luxation fut réduite. Il reçut trois cent vingt-neuf francs de secours des diverses commissions et souscriptions et, en 1831, un habillement complet de garde national et cinquante francs en argent. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement). En 1831, il était chasseur à la 2e compagnie du 3e bataillon de la 9IX légion de la garde nationale. Il reçut trente francs en 1833, « de la bienveillance du roi ». En 1834, père d’une famille de deux enfants, ne pouvant travailler, il sollicita la Croix de Juillet pour prix de ses services « comme garde national dans toutes les occasions où il s’est agi de réprimer les séditieux et de rétablir l’ordre » et précisait aussi : « Je suis pauvre et simple journalier. Ah ! M. le ministre, mon fusil était riche d’effets lorsque, le 6 juin, il détonnait contre les révoltés. Je ne médis de personne mais si tous avaient été animés de mon esprit, les factieux n’eussent pas tenu une heure. » Le préfet de la Seine indiqua à son sujet : « Renouvelle souvent des demandes, et regarde toujours, à ce qu’il paraît, ce qu’il obtient comme au-dessous de ses droits. Il fait du reste avec exactitude son service dans la garde nationale, et a une bonne réputation. » Le préfet de police : « Sa femme est estropiée et lui-même, ancien militaire, est couvert de blessures dont une a été reçue en juillet 1830. Il n’a point d’autres ressources que sa profession et sa position est loin d’être heureuse ; on fait le plus grand éloge de sa conduite et de sa moralité ; il paraît dévoué au gouvernement et il fait le service de la garde nationale avec beaucoup de zèle. » Il reçut cinquante francs de secours en 1834 et la même somme en 1835. Il était chasseur à la 2e compagnie du 3e bataillon de la IXe légion de la garde nationale. 1…, passage Saint-Martial en juillet 1830 ; 8, rue Saint-Julien-le-Pauvre en 1831 ; 8, rue Neuve-Notre-Dame, maison du marchand de vin en 1834-1835. Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jubin ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives nationales F/15/3649-3650 ; Archives de la préfecture de police AA 374 (sous le nom de Bourjard, André).

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