Bourla, Benoît, Alexandre
Biographie
Né vers 1791 à Paris. Architecte. Il ne réclama pas devant la Commission des récompenses nationales, présumant qu’Higonnet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph) ferait des enquêtes. Il déposa, en octobre 1831, un dossier à la Commission des Réclamants. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés certifient que pendant les mémorables journées de juillet 1830 M. Bourla, Benoît, Alexandre, architecte, demeurant à Paris, rue Albouy n° 7, ancien officier de la garde nationale, aujourd’hui l’un des adjudants du 4e bataillon de la Ve légion, a rendu de grands services dans ces glorieuses journées tant par le zèle et l’activité qu’il a déployés pour la défense de nos droits que pour le maintien de l’ordre et le triomphe de nos libertés ; que le 28 et le 29 juillet, après avoir fait fermer les ateliers sous ses ordres et encouragé ses ouvriers à une résistance au pouvoir arbitraire, il a prodigué des secours aux blessés et fait pratiquer des barricades pour arrêter la marche des satellites de l’oppression ; que, le 29 au matin, il s’est présenté à la mairie de son arrondissement pour offrir ses services et demander des ordres pour organiser des postes de sûreté dans Paris, rétablir la garde nationale et rassembler des citoyens à l’effet de garder la capitale, abandonnée à ses propres forces ; que s’étant réuni au conseil municipal, présidé par M. Villemain, faisant alors les fonctions de maire, les offres de service et la demande de M. Bourla furent acceptés et encouragés ; qu’il est à notre connaissance que le poste de la rue des Vinaigriers, faubourg Saint-Martin, fut établi par lui dans la matinée du 29, qu’il distribua des armes et des munitions à ceux de ses concitoyens qui n’en n’avaient pas et qu’il fut tout à la fois chef et soldat. Chargé de veiller à la sûreté de ses concitoyens, d’après les ordres qui lui furent donnés, il prit un détachement de douze braves pour aller en reconnaissance, dans la nuit du 30 au 31 août jusqu’au bout de La Villette sur la route de Flandres. Depuis ce jour, M. Bourla est resté attaché à l’état-major de la Ve légion jusqu’au 10 août et, pendant ce laps de temps il a eu à organiser les postes de sûreté pour le maintien de la tranquillité et que sous les ordres de M. le major Hirne (voir Hirne, Jean, Protais, Théodore), remplissant les fonctions de colonel provisoire de la légion, il a été chargé d’organiser le service et de faire des rondes de jour et de nuit [manuscrit détruit] de l’arrondissement. Qu’enfin, chargé de rassembler les braves défenseurs de la patrie afin de les conduire à Rambouillet, il a, par son exemple et les proclamations qu’il fit dans le quartier, fait prendre les armes à un nombre considérable de braves citoyens et qu’il les dirigea vers le point indiqué par la proclamation. Il fut chargé de plus par les autorités civiles de distribuer des secours en argent pour procurer des moyens d’existence aux ouvriers et familles sans travail. Il sut, dans toutes ces missions dont il a été chargé, se distinguer par son zèle et son patriotisme en rendant de grands services tant pour le maintien de l’ordre, la défense de nos droits et l’organisation de la garde nationale. » Signé : Bussard (voir Bussard, Féréol ?), sous-lieutenant de voltigeurs ; Heude, capitaine en second à la compagnie de voltigeurs du 4e bataillon du 5e léger ; Hirne, major, chevalier de la Légion d’honneur, décoré de Juillet ; Abel de Pujol, chevalier de la Légion d’honneur, sous-lieutenant de grenadiers au 4e bataillon de la IVe légion de la garde nationale ; Laurent (voir Laurent, Claude, François, Jacques), décoré de la médaille de Juillet, capitaine rapporteur au 1er bataillon, demeurant 132, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Gosse (le prénom est illisible : P ou V ?), peintre d’histoire ; Hindenlang fils aîné (voir Hindenleng, Aimé ?), chevalier de la Légion d’honneur ; Debousset, ex-lieutenant de sapeurs ; Leblanc de Marconnay (voir Leblanc de Marconnay, Hyacinthe, Roch), décoré de la médaille de Juillet, alors lieutenant commandant, actuellement capitaine rapporteur du 3e bataillon ; Lena, adjudant-major de la légion à ladite époque ; Thiery, (voir Thierry, Charles), chevalier de la légion d’honneur, adjudant-major du 4e bataillon de la Ve légion de la garde nationale. Sa demande était appuyée par le maire de son arrondissement et par Grau de Saint-Vincent, commissaire du roi près la Commission des récompenses nationales. Il demeurait 38 bis, rue des Petites-Ecuries en juillet 1830 ; 7, rue Dalbourg ou 7, rue Albouy en 1831. Archives de la préfecture de police AA 374.