Bourlier, Jean-François, Auguste
Biographie
Né le 31 décembre 1802 à Laberlière (Ardennes). Militaire durant cinq années. Homme de peine en 1848. Il fut blessé d’un coup de feu à la jambe le 28 juillet sur la place de Grève. En 1848, ayant combattu le 24 février à la barricade du faubourg Montmartre et ayant marché sur le Palais-Royal, il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales instaurée après la Révolution de février. Père de famille, sans travail, dans « la misère la plus affreuse », il ajoutait aussi « que dans d’autres circonstances, soit en sauvant des citoyens en danger de se noyer, au péril de sa vie, soit dans des incendies où il déploya un courage héroïque, il gagna une goutte sciatique dans le bras gauche, ce qui l’empêche de se livrer à toutes sortes de travaux ». Il joignait à sa demande le certificat suivant, signé de plusieurs décorés de Juillet et qui attestait sa conduite pendant les trois jours de Juillet : « Je, soussigné, moi Boimy, déclare que le 28 juillet 1830 à 10 heures du matin, le nommé Bourlier, Auguste, Jean-François, a été blessé d’une balle à la jambe gauche et qu’il a agi avec courage dont il a été blessé place de Grève en combattant. » Signé, le 25 août 1848 : Boimy (voir Boimy, François, Marie ?) et apostillé par : Mayer, décoré de Juillet (mais lequel ?) ; Legris, Jean-Baptiste (voir ce nom), décoré de Juillet, Aretz, Joseph (voir ce nom), décoré de Juillet. Il fut recommandé pour une pension par la Commission. Il demeurait 8, rue de l’Empereur à Montmartre en 1848. Archives de la préfecture de police AA 374.