Bournhonnet, André
Biographie
Né le 19 novembre 1798 à Avranches (Manche). Ancien sergent-major sous l’Empire, devenu employé au magasin du Bonhomme Richard. Sans doute cet article du Constitutionnel s’applique-t-il à lui, (comme à Desalle, Toussaint, Henri, César, Emile ; Dubien, Jacques, Symphorien ; Nazon, Joseph ; Noël, Jean-Claude ; Schott, Louis, Théodore, aussi employés au Bonhomme Richard) : « La première barricade rue Saint-Honoré fut établie sous les charges des gendarmes par les employés du Bonhomme Richard, maison Ternaux. Deux de ces braves jeunes gens ont été dangereusement blessés. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En juin 1868, il adressa une demande de secours auprès du ministre de l’Intérieur, en tant que décoré de Juillet et médaillé de Sainte-Hélène : « […] Accablé par des infirmités, ayant sacrifié sa fortune pour donner de l’instruction à ses enfants, dont l’un était enseigne de vaisseau et qui est mort pendant une station au Sénégal à bord de la Licorne, il est privé de la pension qui lui faisant tant de bien. Son autre enfant était lieutenant dans le 2e étranger ; il a été décoré de la Légion d’honneur à Sébastopol ; après la guerre de Kabylie, il a donné sa démission pour se mettre dans le commerce. Il n’a pas réussi, il est aujourd’hui en pays étranger, il ne peut rien faire pour son malheureux père. Dans cette douloureuse position, il s’adresse à Votre Excellence et il a l’espoir qu’elle voudra bien lui accorder le même secours qu’elle a eu la bonté de lui accorder le 31 mai 1867. Il se trouve seul, vieux, sans fortune et incapable de travailler, il vous supplie de prendre sa demande en considération. » Il faisait suivre sa signature des trois points maçonniques. Le préfet de la Manche fit parvenir les renseignements suivants au ministre de l’Intérieur, sur le compte de Bournhonnet : « […] Le sieur Bournhonnet, André, demeurant à Saint-Quentin, ancien militaire, père d’un enseigne de vaisseau mort sur la Licorne au Sénégal, s’était déjà mis en instance pour obtenir un secours sur la caisse des Invalides mais les renseignements obtenus n’ont pas permis d’accueillir sa demande. Il résulte en effet des informations prises d’après les ordres de M. le ministre de la Marine et des Colonies au sujet du sieur Bournhonnet qu’il est séparé de corps et de biens d’avec sa femme, pour cause de violences, sévices et introduction d’une concubine au domicile conjugal et qu’il vit chez cette dernière, mariée aujourd’hui avec l’un de ses anciens domestiques. Le fils du sieur Bournhonnet, négociant à Paris, fait à son père une pension de quatre cents francs ; de plus, sa femme et son frère seraient disposés à lui constituer des moyens d’existence plus larges dans le cas où il voudrait sortit de cette situation. Sa nouvelle demande ne me paraît également susceptible d’aucune suite. » Bournhonnet demeurait rue des Fossés-Montmartre en 1831 ; chez Le Masle à Saint-Quentin-sur-le-Homme (Manche) en 1868. Le Constitutionnel, 12 août 1830 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/3782 secours à divers titres.