Boursier, Charles, Paul
Biographie
Né le 9 mars 1806 à Paris. Journalier (parfois tourneur en nacre sur les listes de la mairie mais aussi journalier sur ces mêmes listes). Il fut blessé, d’un coup de feu reçu à la jambe, à la cuisse gauche et dans les parties génitales, le 28 juillet alors qu’il combattait à la porte Saint-Denis. Il fut soigné à l’hôpital Saint-Louis. Il était célibataire, soutien de sa mère et d’un frère âgé de dix ans. Il reçut un secours de quatre-vingts francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il adressa la lettre suivante au général Lafayette, depuis la maison de santé de Saint-Cloud, où il se trouvait : « J’ai été avec mes concitoyens désarmer le poste du Château d’eau sur le boulevard. Je me suis ensuite battu à la porte Saint-Martin pendant plus de trois heures, où je fus blessé de deux balles, dont une me traversa la cuisse et les parties secrètes, l’autre le dessus du ventre. L’on me transporta à l’hôpital Saint-Louis ; et maintenant je suis à Saint-Cloud. Je viens aujourd’hui, mon général, vous prier de m’accorder une grâce en faveur de mon frère Boursier (sic), Jean-Baptiste, Théodore, adjoint des contributions indirectes à la résidence de Saint-Simon, arrondissement de Saint-Quentin. Il désirerait obtenir le même emploi à Paris pour l’exercice des bières afin de se trouver plus à portée d’être utile à ma famille. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et sans doute aussi par celle du (ancien) XIVe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa, le 14 octobre 1830 et avec d’autres blessés depuis la maison de convalescence de Saint-Cloud, où ils séjournaient, le certificat suivant en faveur de Goldstein, Albert : « Nous, soussignés, avons l’honneur de recommander à la bienveillante justice de la Commission des récompenses nationales le sieur Goldstein, Albert, qui non seulement a donné des preuves de son patriotisme pendant la révolution mais encore nous a rendu au Constitutionnel des services pour lesquels nous sommes heureux de pouvoir en cette occasion lui donner un témoignage de notre reconnaissance. » Il prit par la suite du service pour l’armée d’Algérie. En 1831, il attendait son congé, ne pouvant plus continuer à servir. Deux de ses frères étaient aussi à l’armée, l’un dans celle d’Afrique, l’autre aux Antilles dans le 45e. Le père, ancien directeur des hôpitaux militaires, était mort après avoir été deux ans prisonnier de guerre en Russie. Il reçut un secours en 1850, à titre de médaillé de Juillet. Boursier demeurait 1, rue de la Corderie au Marais en 1830-1831 ; sa mère, à la même adresse en 1831 ; 21, rue des Vertus en 1850. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 10 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 10 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, état de blessés, registre des différents hôpitaux où ont été soignés les blessés ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 2-3 état des blessés non classés et de la 1re classe et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104 ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossier Goldstein, Albert.