Boursin de Méry, François, Georges, Joseph
Biographie
Né le 3 janvier 1772 (bien le 3 janvier 1792… sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39, surtout sur le certificat de notoriété établi devant les autorités in Archives nationales F/1dIII/32/2 enfin et surtout dans son courrier aussi in Archives nationales F/1dIII/32/2 ; mais le 5 janvier 1772 in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens proposés pour la médaille, liste qui est corrigée à la main) à Auxerre (Yonne), issu d’une famille de quinze enfants. Apprenti marchand mercier-quincaillier en 1787-1789, chez Taillandier, quincaillier à Rose-Blanche, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1789, il participa à la prise de la Bastille, le 14 juillet, puis fut officier et attaché aux hôpitaux militaires. Il fut blessé et gravement contusionné à la joue droite, pendant les journées de juillet, deux fois, dont une fois en sautant par-dessus une barricade. Il fut soigné à l’ambulance de Saint-Cloud, chambre n° 70, et une dépêche indiquait à son sujet : « Rappelle une demande remise au roi lors du bal de l’Hôtel de Ville à l’effet de lui recommander les blessés de Saint-Cloud, ses camarades. » Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel. Il reçut un secours de trois francs le 2 août, un secours de dix francs le 5 août 1830 de la Commission de secours, et un secours de vingt-trois francs en décembre, un secours de vingt francs en mars 1831, soit au total quarante-trois francs, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il sollicita auprès de la Commission des secours et son entrée en subsistance au Val-de-Grâce, comme premier commis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier (sous le nom de Bour Saint-Méry sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement ?). Il fut admis, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versés sur une année. Il reçut (sous le nom de Boursin de Méry, François), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa, le 12 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Lemarchand, Jean-Baptiste : « Boursin de Méry, François, ancien militaire, qui a servi dans l’artillerie, chasseurs et hussards, qui a été blessé deux fois pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, certifie que le sieur Lemarchand, Jean-Baptiste, âgé de soixante-cinq ans, commissionnaire depuis huit ans sous le Théâtre-Français, où il a pendant les journées mémorables des 27, 28, 29, contribué à sauver les blessés, en les portant aux ambulances, où il a risqué plusieurs fois sa vie par la fusillade des différents corps et même il a été blessé à la tête de trois contusions, étant tombé, poursuivi par la troupe dans la cour du Palais-Royal. Ce brave homme, dénué de tout, a été pendant quinze années employé à la Monnaie et réformé pour cause de faiblesse. Il a eu l’honneur de faire les campagnes de la Belgique sous les ordres de Mgr le duc d’Orléans, Louis-Philippe Ier, roi des Français dans le 5e bataillon de Paris, où il a été licencié avec toute l’armée en 1792. Il est porteur de tous ses certificats, qu’il peut en justifier quand on l’exigera. » Il reçut sa médaille le 22 juillet 1831, et son brevet le 24 août de la même année. En 1831, à l’occasion du premier anniversaire des journées de Juillet, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré, une indemnité de cinquante francs et un habillement complet. Il cosigna avec une vingtaine d’autres médaillés la lettre d’Eric, Bernard (voir ce nom), président de la commission des médaillés de Juillet, et qui, en date du 20 juillet 1831, demandait qu’il y ait une unité du ruban auquel devaient être suspendues les croix et les médailles, des médaillés ayant été poursuivis pour avoir porté le ruban bleu, ruban qui suspendait la Croix de Juillet, au lieu du ruban tricolore, ruban qui suspendait la médaille de Juillet. La demande était fondée sur ce que chaque citoyen avait le droit de porter le ruban national, et d’y suspendre une des nombreuses médailles qui avaient été frappées depuis la révolution. Il signa, le 13 novembre 1830, et depuis la maison de convalescence de Saint-Cloud, où il était soigné avec lui, le certificat suivant en faveur d’Angoulvant, Louis, Léonard : « Nous, soussignés, certifions avoir rencontré Angoulvant, Louis, âgé de vingt-cinq ans, qui portait un drapeau tricolore, qu’il venait de retirer des mains d’un brave qui sortait d’être tué en face le Pont-Royal et en face de la grille des Tuileries. Il a dit qu’il sortait d’être blessé d’une balle à la cuisse, qu’il souffrait et, ne pouvant aller plus loin, qu’il allait se retirer chez lui. » Il signa un témoignage en faveur de Lecordier, Jean-François, pour attester l’avoir vu combattre près de lui, et que « ce brave homme et ancien militaire a été blessé dans une charge de cavalerie » et que, l’ayant vu transporté jusqu’en face de la pompe du Louvre, il avait, lui, continué à avancer sur les Tuileries avec ses camarades. Il retira, le 27 mai 1831, les pièces qu’il avait déposées devant la Commission des récompenses nationales. En juillet 1832, il sollicita d’être compris dans les listes de pensionnés comme vainqueur de la Bastille, ainsi que l’étaient tous ceux qui avaient pris part à l’attaque de la forteresse. Dans sa demande, il précisait que son frère, Alexandre, avait été tué dans l’attaque, sans qu’il connût l’endroit précis, et donnait les précisions suivantes sur sa participation à l’attaque : « Sur les 8 heures du matin, le 14 juillet 1789, les ouvriers du faubourg Saint-Antoine et autres bourgeois armés sont venus prendre nos armes, faux, fourches et croissants à tailler les arbres et m’ont engagé à les suivre, ce que j’ai fait, muni d’un fusil à deux coups de mon négociant, qui s’était sauvé sans quoi il aurait été mis à la lanterne. J’ai combattu pendant le siège ; j’étais du côté de M. Dugonerois, sergent-major instructeur aux grenadiers des gardes françaises et qui nous apprit l’exercice, et de M. Dupuis, grenadier aux gardes dans la même compagnie, de MM. Virgile, Morel, Boyer, Fossard (voir Fossard, Jean-Baptiste, Pierre), Houdet et autres habitants du faubourg Saint-Antoine, avec lesquels j’ai monté un des premiers sur le donjon. J’ai passé par la chambre des Saints près le Bastillon et celle des rondes, où mon frère, Alexandre Boursin de Méry, en apprentissage chez M. Martin, épicier, rue Saint-Antoine, en face de la Bastille, a été tué par un petit Suisse, à l’âge de seize ans. J’ai été reconnu vainqueur et j’ai reçu tous les honneurs et récompenses accordées aux vrais combattants. Aussitôt que j’ai appris qu’on allait former un régiment de gendarmerie sous le numéro 35e, pris parmi les vainqueurs qui sont partis pour la Vendée, je me suis engagé dans le 16e régiment de chasseurs à cheval comme l’on peut voir dans Les Victoires et Les Revers des armées françaises. […] Depuis j’ai fait toutes les campagnes du grand Napoléon. Le 13 septembre 1830, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Gaulard, Claude, Joseph, rentier, demeurant 49, rue du Faubourg-Poissonnière ; Grandidier, Jean, grainetier, demeurant 72, quai de la Mégisserie ; Dessiou, Jean, Joseph, cordonnier, demeurant 40, rue Notre-Dame-des-Victoires ; Delavière, François ou Delavier, François, layetier, demeurant 26, rue du Mail ; Lebon, Louis, Joseph, rentier, demeurant 39, rue de Richelieu ; Durin, Adolphe, jeune, émailleur et fabricant de bijoux, demeurant 22, rue Michel-le-Comte ; Huard, Jean-Pierre, ancien militaire, demeurant 45, rue de Richelieu. Ils attestèrent parfaitement connaître Boursin de Méry, surnommé Bourguignon, et savoir « qu’il était commis marchand quincaillier à la Rose Blanche, grand-rue du Faubourg-Saint-Antoine pendant les années 1787, 1788 et 1789 et qu’il s’est trouvé à l’attaque de la Bastille ; que ledit Boursin de Méry dit Bourguignon est également le même que l’individu désigné sous le nom de Bourguignon dans le procès-verbal de la séance du 15 juin 1790, qui est déposé aux Archives du royaume numéro 4555 folio 49 ; que s’il a été inscrit sur ce procès-verbal sous la désignation de Bourguignon, cela provient de ce qu’à cette époque il était connu sous le nom de Bourguignon, qui était un surnom qui lui avait été donné dans son quartier ». Un certificat reprenant les mêmes informations était signé par : Ouvrard, Jean-Baptiste, cloutier, demeurant 23, rue de Charonne ; Lamouroux, Claude, ouvrier sur les ports, demeurant 25, rue de Reuilly ; Launoy, Christophe, chaudronnier, demeurant 47, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Blanchecape, Bernard, dit Blanchard, menuisier, demeurant 5, rue de Cluny ; Brizelin, Jean-Michel, tourneur, demeurant 22, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de huit francs, en juillet 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. En 1834, il était figurant à l’Opéra et gagnait environ quinze francs par mois. Les renseignements de police indiquaient à son sujet cette année-là : « Son inconduite l’a fait renvoyer de cette dernière maison [40, rue Notre-Dame-des-Victoires, N.D.A.]. Bien qu’âgé de soixante-deux ans, il y causait journellement du scandale par ses relations avec les filles publiques. Aujourd’hui, il se conduit mieux mais on attribue sa réserve à son extrême misère. Il est en effet sans ressources connues et il a beaucoup de dettes. » En 1836, il était inscrit au livre des indigents et les mêmes sources indiquaient : « Il a été surveillant d’une place de fiacre maintenant il fait les commissions d’une maison de commerce, mais comme il est d’une mauvaise santé, il gagne fort peu et sa position n’est pas heureuse. On fait l’éloge de sa conduite. » Il toucha un secours de quarante francs en 1836. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de cinq francs et trente centimes, en juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. Il toucha un secours de cinquante francs en 1837. En 1838, ayant perdu sa place dans un bureau de loterie, qu’il occupait depuis environ vingt ans, ne pouvant plus, d’autre part, occuper celle de comparse (ancien nom de figurant) à l’Opéra, marchant avec difficulté et y voyant de plus en plus mal, il se trouvait réduit pour toutes ressources aux deux cent cinquante francs annuels qui lui étaient versés comme ancien vainqueur de la Bastille. Il obtint un secours de trente francs en 1838, de quarante francs en 1839, de trente francs en 1840. Il demeurait quai de la Mégisserie en 1787 ; 5, rue Montpensier, en face des Tuileries, en 1830-1831 ; 44 bis, rue Blanche, en face du nouveau Tivoli, maison de Plu, lieutenant en premier en retraite, en juin 1832 ; 38, rue Saint-Thomas-du-Louvre, maison de M. Bonneton, en face du théâtre du Vaudeville, en juillet 1832 ; 40, rue Notre-Dame-des-Victoires en 1832-1834 ; puis 36, rue Notre-Dame-des-Victoires en 1834 ; 23, rue de Cléry en 1836 puis 39, rue Neuve-Saint-Eustache au 5e étage, où il devait deux termes et eut ses meubles saisis ; 6, rue de la Feuillade en juillet 1837 ; 3, rue des Fossés-Montmartre, au 6e étage, d’où il fut expulsé, devant un terme de son loyer en 1837 ; 5, rue Saint-Pierre à Montmartre en 1838, d’où il fut expulsé, ne pouvant plus payer son loyer ; 52, rue Croix-des-Petits-Champs en 1839. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 66 ; Archives de Paris VD6 55 n° 5, mairie du (ancien) Ier arrondissement, gardes nationaux, fiche de domicile (deux fiches à son nom : une sous le nom de Boursier et l’autre sous le nom de Boursin) ; Archives de Paris VD6 91, liasse n° 5, une liste de blessés qui reçurent un secours ; Archives de Paris VD6 92, idem liste des personnes secourues, idem liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 3, état des sommes données aux blessés (non soldés), idem liasse 4, idem liasse 7 liste des secours aux combattants ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 in dossier Lecordier, Jean-François ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des combattants de Juillet qui ont reçu à la mairie du (ancien) Ier arrondissement sur les fonds de la souscription nationale, le paiement des 120 francs accordés par ladite souscription ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet (où son nom est rayé) ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat de répartition entre les décorés de Juillet de la somme de trois cent cinquante-neuf francs et quatre-vingt-quinze centimes mise à la disposition du maire du (ancien) Ier arrondissement, le 30 juillet 1834, idem même référence Décorations de Juillet (1837) Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont demandé à recevoir l’indemnité accordée par M. le préfet de la Seine à l’occasion du septième anniversaire de Juillet ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, idem (ancien) Ier arrondissement, Ville de Paris, liste des individus blessés, décorés ou médaillés auxquels l’indemnité et l’habillement ou l’indemnité seulement ont été accordés ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien), idem même référence un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates, idem même référence registre de la Souscription nationale, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de Paris VK3 41 et Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de la 1re classe dont les bulletins individuels ont été remis le 19 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives nationales F/1dIII/32/2 (sous le nom de Boursin de Méry, Georges, François, Joseph dit Bourguignon) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement et lettre en date du 20 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Angoulvant ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Viray ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ier arrondissement, blessés de 1re classe.