Boussaton Fouilloux, Etienne

Biographie


Ancien maréchal des logis au 1er lanciers. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il retira, le 13 juillet 1831, les onze pièces qu’il avait remises à la Commission. Seules nous restent les indications inscrites sur son dossier : il s’était illustré au Louvre, aux Tuileries et à la place de Grève, et sollicitait de participer aux bienfaits du gouvernement ; mais l’observation suivante est inscrite sur ce même dossier : « Cette demande est vague, on devra écrire à ce militaire pour lui demander sur quel objet il porte ses vues. » Il sollicita en 1833 un secours pour se rendre à Paris afin de faire valoir ses droits à la récompense à laquelle lui donnait droit, pensait-il, sa conduite en juillet 1830. Ce n’était pas la première fois qu’il tentait de faire valoir ses droits, mais toujours sans succès. Ainsi, il précisait : « Combattant de Juillet, présenté par la Commission des récompenses nationales à notre roi. Vous daignâtes me dire que j’étais officier. Hé Bien ! Sire, bien loin que cette promesse sacrée ait eu son effet, un pouvoir subalterne a osé venir se placer entre Votre Majesté et un de vos sujets. Et au lieu de me donner le grade que j’avais gagné en juillet et par quatorze ans de service militaire sous le vieux drapeau tricolore, il m’a ôté une place qui me donnait du pain et rien que du pain pour ma femme et mes enfants. Sire, malgré tant d’injustice et de privations, je suis resté fidèle à Votre Majesté, pensant que tôt ou tard je parviendrai à faire arriver mes justes plaintes aux pieds du trône, et si, contre toute justice, ceux qui sont chargés de vous donner connaissance des mémoires qui vous sont adressés persistent à vous soustraire encore celui-ci, je me verrais forcé bien malgré moi, de m’adresser à la presse périodique afin d’arriver jusqu’à Votre Majesté. C’est d’après ce, Sire, que j’ai l’honneur de supplier Votre Majesté, en mémoire de l’anniversaire des trois grandes journées de m’accorder un secours qui me mette à même de faire le voyage de Paris et m’accorder une audience afin de prouver à Votre Majesté combien j’ai été victime de mon zèle et de mon dévouement à votre personne. » Il lui fut répondu que seule la Commission des récompenses nationales aurait pu reconnaître ses mérites et que ses travaux étaient terminés. Il demeurait 28, grande rue Verte en 1830 ; 10, rue des Menuts à Bordeaux en 1833. Archives de Paris VD6 92 ; Archives nationales F/1dIII/46. A rapprocher du Boussaton, dont il est question dans le dossier de Delisle, André, Pinguet, qui demeurait aussi 28, rue Verte en 1831...

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.