Boutier, René, Frédéric
Biographie
Né vers 1793 à Bazouche (Sarthe). Charpentier. Il fut légèrement blessé par une arme blanche à la fesse gauche place du Carrousel. Il reçut un total de quarante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut un total de cent onze francs et cinquante centimes (un secours définitif de 110,50 francs in Archives de Paris VK3 41) de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il entra à la maison de convalescence de Saint-Cloud le 2 octobre 1830 et en sorti, parfaitement guéri, le 30 novembre. Une note du préfet de police, en date du 22 février 1831, adressée au ministre de l’Intérieur, indiquait à son sujet : « Je suis informé que le nommé Boutier, l’un des prétendants aux récompenses nationales, ayant appris que le conseil municipal de Boulogne (Seine), qui avait été consulté à son égard, avait élevé des doutes sur ses droits, s’est rendu dans la soirée du 10 de ce mois, accompagné d’un autre individu, chez le sieur Collas, maire de Boulogne, et lui a adressé de violentes menaces en lui annonçant qu’il ne périrait que de sa main. » Baduel, Louis, Henri (voir ce nom), élève de l’Ecole polytechnique, lui délivra d’abord le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le nommé Boutier a combattu au Louvre et aux Tuileries, qu’il s’y est conduit en brave, d’après les renseignements que j’ai pris et les détails des circonstances qu’il m’a donnés. J’assure qu’il m’a accompagné et qu’il a été blessé dans cette attaque. » Puis, se ravisant, le 6 mars 1831 : « J’ai connu le nommé Boutier lorsqu’il était à l’ambulance des blessés de Saint-Cloud. Après avoir pris des renseignements auprès de ses camarades, je lui ai délivré un certificat. J’ai pris depuis de nouvelles informations, plus précises et plus exactes et j’ai reconnu que j’avais été induit en erreur et que j’avais confondu le nommé Boutier avec un autre citoyen. » La mairie du (ancien) Xe arrondissement devait écrire à celle de Boulogne, en 1831 : « Le nommé Boutier, Frédéric, qui demeurait rue Saint-Dominique, 64, est maintenant fixé à Boulogne ; ainsi nous ne croyons plus devoir nous en occuper. Cet homme s’est présenté dans les premiers moments à notre mairie, en accusant une blessure au pied et à la cuisse. Il a présenté alors des certificats de bonne conduite du maire de Boulogne et de son maître charpentier. Je vous prie donc maintenant, monsieur, de vouloir bien vous charger de cet homme, qui demeure dans une adresse soumise à votre juridiction. Boutier a reçu à la mairie une somme de cent quarante francs. Il a encore dans les mains un bon de M. Guyot de cent francs, mais je n’ai pas voulu l’acquitter, c’est à vous de juger. » Il était marié et père de trois enfants en 1830. Il demeurait 64, rue Saint-Dominique au Gros-Caillou puis à Boulogne en 1830. Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/46.