Boutreux, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 11 novembre 1811 à Nancy (mais le 20 mai 1777 à Lunéville dans la Meurthe sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) (Meurthe). Ouvrier en papiers peints ou imprimeur sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36. Il combattit avec son frère, qui fut grièvement blessé à ses côtés et devait mourir des suites de ses blessures. Lui-même blessé, soutien de son père infirme, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de quatre cent quatre-vingts francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il s’engagea comme soldat peu après la révolution. En 1849, il était sans ouvrage depuis longtemps, d’une bonne conduite et d’une bonne moralité, selon les renseignements de police. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, en 1853 et en 1854, de quarante francs en 1855 et en 1856. En 1857, une fiche de renseignements établie à son sujet indiquait : « Travaille depuis plusieurs années chez M. Boittot, fabricant de papiers peints rue de Reuilly, n° 73 ; il gagne quatre francs soixante-quinze par jour. Il est âgé de 53 ans, célibataire ; depuis cinq ans, il vit en concubinage avec la veuve Bourgeois, qui avait cinq enfants avant de se mettre avec lui. Depuis qu’ils vivent ensemble, ils ont eu un enfant qui a aujourd’hui deux ans. Deux garçons de la veuve Bourgeois âgé de 15 et 17 ans travaillent aussi chez M. Boittot ; ils gagnent un franc vingt-cinq par jour chacun. La femme fait de la passementerie, elle gagne un franc par jour. […] Il ne demeure rue de Charenton 201, que depuis le 8 janvier dernier et occupe un logement de deux cents francs par an ; il demeurait précédemment rue de Reuilly, 21 où il est resté neuf mois et avant encore rue de Montreuil, 96, dans cette dernière maison le logement était au nom de sa maîtresse ; il n’y était que peu connu. Il déménage souvent et n’aime pas à payer son loyer. Les renseignements obtenus chez son patron sont en sa faveur ; il n’a pas de reproche à lui faire pour son travail. L’intérieur annonce la misère. Il dit avoir touché quarante francs l’année dernière. » Il toucha quarante francs de secours en 1857 et en 1858. En 1863, les mêmes sources indiquaient qu’il ne gagnait plus que deux francs soixante-quinze par jour, que sa misère était des plus grandes et qu’il paraissait méritant sous tous les rapports. Il reçut un secours de quarante francs chaque année entre 1863 et 1871. Il demeurait 21, rue des Boulets en 1830 ; 5, rue des Ormeaux et 105, rue de Montreuil en 1849 ; 26, rue de Picpus en 1853 et 1854 ; 96, rue de Montreuil en 1855 ; rue de Charenton en 1857 puis 220 même rue un peu plus tard ; de nouveau 96, rue de Montreuil de 1859 à 1862 et de 1864 à 1871. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 277 couverture du dossier de Doremus, François, Guillaume ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des médaillés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61.

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