Boutron, Edme
Biographie
Né vers 1798 à Blancy illisible seul le B est bon (Nièvre). Carrier. Il reçut un total de cent quarante francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Saint-Denis ; il passa devant le jury de l’arrondissement le 22 janvier 1831, sous le numéro 197. En janvier 1831, le maire de la commune de La Villette lui délivrait l’attestation suivante : « Le maire de la commune de La Villette certifie que le nommé Boutron, âgé de trente-deux ans, carrier, demeurant actuellement à Montmartre, s’est particulièrement distingué pendant les derniers événements de juillet : ainsi, le mardi, il a été à Paris pour élever les fortifications en planches et pavés, éteindre les réverbères ; le mercredi, il a combattu à la porte Saint-Denis, à la porte Saint-Martin et dans les faubourgs ; le jeudi, il est resté à La Villette, la petite Villette et Pantin pour maintenir l’ordre dans la colonne qu’il commandait. Il a arrêté et détourné une bande de malfaiteurs qui, à deux reprises différentes, s’était portée contre la mairie et la fabrique des Anglais, dans l’intention de s’y livrer aux excès les plus coupables. Les jours suivants, il a fait le service de la garde nationale avec beaucoup de zèle. Le sieur Boutron, vu sa bonne conduite et les services qu’il a rendus, a droit à la bienveillance de l’administration supérieure ainsi qu’aux indemnités qui sont alloués à ceux qui se sont bien conduits pendant ces événements ; et le sieur Boutron y a d’autant plus de droits qu’il n’a encore rien reçu et que sa position le force de réclamer les secours promis. » Il fut admis à un secours de cent francs, somme sur laquelle il reçut d’abord cinquante francs (avec l’apostille suivante sur une lettre de recommandation : Il est dans la misère). En mars 1831, Véron, le maire de Montmartre, intercédait en sa faveur auprès de la Commission des récompenses nationales : « Sur les cent francs qui lui ont été votés, Boutron n’a reçu encore que cinquante francs, somme bien insuffisante dans l’état de pénurie où se trouvent les travaux. Pour l’aider à vivre, je viens de lui donner de l’ouvrage et je me vois à regret obligé de cesser de l’occuper, n’ayant rien absolument à faire en ce moment. Je viens de nouveau vous prier, Monsieur, de lui faire remettre le complément des cent francs votés en sa faveur, somme dont il a d’autant plus besoin que les travaux du gouvernement n’ouvriront que vers la fin de ce mois. » Il reçut sans doute, selon une inscription sur son dossier, un secours définitif de cent quarante francs. Boutron demeurait à La Villette en 1830 ; à Montmartre en 1831. Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis. (peut-être Bautron, Edme ? pas très lisible)