Bouvenot, Paul, Marcel

Biographie


Né vers 1783. Ouvrier confiseur. Il fut tué d’un coup de feu à la tête, le 28 juillet au soir, rue de la Tixeranderie au coin de celle de la Poterie. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. La chronique de l’époque rapportait les faits suivants sur sa participation aux combats : « M. Tripier est un des anciens officiers qui se sont montrés avec le plus de courage aux portes de l’Hôtel de ville. Il y a soutenu le feu de la garde royale depuis neuf heures du matin jusqu’à cinq heures du soir. Son fils, âgé de quinze ans et qu’il n’avait pu armer que d’un sabre, est constamment resté près de lui. M. Noël, son beau-frère et comme lui officier de l’ex-garde impériale, et M. Bouvenot, son parent, ont été l’un et l’autre tués en combattant à ses côtés. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (pourtant jai aussi trois fois (ancien) VIe arrondissement). Le 18 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Frigault, Jacques, François, confiseur, demeurant 29, rue des Arcis ; Salot, Etienne, tourneur en bois, demeurant 6, rue Marivaux ; Lacombe, Jean, logeur, demeurant 6, rue Marivaux. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Bouvenot et savoir qu’il était « décédé le 28 juillet dernier, par suite d’une blessure reçue le même jour en combattant pour la liberté ». Il laissait une veuve Damerval, Louise, Ursule, née le 25 octobre 1788 à Paris, gantière, qui reçut un secours de cent cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, qui reçut un secours de cent francs, le 2 septembre 1830, un secours de cinquante francs, le 22 octobre, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 17 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 16 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 28 mars 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 23 mai 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 5 juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, qui fut pensionnée de cinq cents francs auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Darmerval, Louise, Ursule) et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes (sur la comptabilité de la Commission du [ancien] IIe arrondissement, la veuve est indiquée comme ayant reçu cinq cents francs de la Commission de la mairie du [ancien] XIe arrondissement et quarante-cinq francs auprès de la caisse municipale ; sur la comptabilité de la Commission du [ancien] VIe arrondissement, elle est indiquée comme inscrite à la Commission de la mairie du [ancien] IIe arrondissement mais n’y ayant rien reçu). Il laissait aussi trois enfants : un était marié, le deuxième était garçon cordonnier, et le troisième Etienne, Paul, né le 12 avril 1813 (parfois mais par erreur le 14 avril 1813) à Paris, mécanicien, qui fut reconnu comme orphelin de Juillet, pensionné et à qui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs mais dont la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet n’eut pas à s’occuper puisqu’il atteignit ses dix-huit ans en avril 1831. Le conseil de famille de l’orphelin était constitué de la mère et de Gonthier, Simon, blanchisseur, demeurant 1, rue des Oiseaux. Les deux autres fils était nés en 1808 (marié en 1830) et en 1810. Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs (sans qu’on connaisse les critères de sélection choisis à l’établissement de la liste). Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Etienne, Paul fut l’un d’entre eux. Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. Dans un certificat délivré en faveur de Frison, Jacques, Marie, Victor, on trouve cette indication concernant aussi Bouvenot « Nous, soussignés, déclarons que le sieur Frison était avec nous dans les trois mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, armé d’un fusil ; qu’il s’est beaucoup distingué dans la lutte que nous avons eu à soutenir contre les ennemis de la liberté. Nous certifions en outre que de cinq du même pays Billot département de la Haute-Marne, deux ont succombé dans le combat, les nommés Simon Noël (voir Simon, Pierre, Noël), ancien officier de l’ex-garde de Napoléon et Paul, Marcel Bouvenot. » Le 24 juillet 1840, les restes de Bouvenot furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Il demeurait 6, rue Marivaux-des-Lombards ; sa veuve, même adresse en 1831. Le nom de Bouvenot (P.-M. Bouvenot) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Le Réveil du lion ou Paris dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; précis des événements, heure par heure… suivi dun chant triomphal… par un patriote de 89, Paris, Lerosey, 1830, p. 235-236 ; Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 205-206 ; Les Enfans de Paris ou les Petits Patriotes, scènes de courage, de présence desprit, de magnanimité, de grandeur dâme et de désintéressement de la jeunesse parisienne pendant les journées des 27, 28, 29 juillet 1830, A. de Saintes, chez Nepveu libraire, et Eymery, Fruger et Cie, libraires, Paris, 1831, p. 62 ; Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 10 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 11 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 37 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves auxquelles il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement, p. 100 (sous le nom de Darmerval, Louise, Ursule), liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 19 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Relevé nominatif des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 par suite de coups de feu (relevé dans lequel son nom est cité deux fois), idem Répertoire alphabétique des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelins, idem Etat nominatif des enfants au-dessus de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessus de sept ans), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 (où Etienne, Paul est indiqué comme dépendant du (ancien) VIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission par la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Darmerval, Louise, Ursule) et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) XIIe arrondissement et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins des victimes Juillet non pourvus de subrogés tuteurs à la date du 30 septembre 1831) ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Frison, Jacques, Marie, Victor ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves (sous le nom de Darmerval, Louise, Ursule) et orphelins, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, orphelins (pour Etienne, Paul) et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien) VIe arrondissement et état officiel des orphelins (ancien) XIIe arrondissement avec la mention « passé au (ancien) VIe arrondissement » et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420. Sans doute le même que le suivant ?

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