Bouvier, Simon, Marie
Biographie
Né le 22 décembre 1790 à Paris. Ancien militaire, devenu journalier (mais ébéniste sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. En résidence à Marseille (logé chez Jacoulet 7, rue Maucouinat) depuis septembre 1830, garde des chaînes au bagne de Toulon, il ne reçut aucun secours jusqu’en 1834. Sans ouvrage à la fin décembre 1833, il sollicita des secours. Il présenta le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le nommé Bouvier, père de famille, se trouve dans la plus grande nécessité, que depuis longtemps il est pour ainsi dire sans ouvrage et qu’il relève de maladie. » Signé, le 9 décembre 1833 : De... illisible, régisseur de la maison 12, rue Saint-Nicolas-Saint-Antoine, commissaire de bienfaisance, officier de la VIIIe légion. En 1834, le ministère de l’Intérieur indiquait à son sujet qu’il avait une bonne moralité et était dans une position malheureuse. Il reçut cent francs en 1834. En 1840, il était dans la plus grande misère. Ancien garçon de salle à l’hôpital Saint-Antoine (emploi qu’il aurait perdu par suite d’une blessure accidentelle). Le préfet de police indiqua à son sujet : « Marié, mais séparé de fait d’avec sa femme depuis vingt ans, il a deux enfants âgés de vingt-quatre et vingt-deux ans. […] Cet homme dont la position est malheureuse ne paraît pas avoir une bonne conduite ; le 4 du mois dernier [c’est-à-dire février 1840], il s’est présenté au bureau de police de son quartier dans un état d’ivresse tel que, par mesure de prudence, on a dû l’enfermer momentanément. » Il reçut, cette année-là, un secours de vingt-cinq francs. En 1846 et 1847, toujours sans ouvrage, infirme, il logea 90, rue de Paris à Saint-Denis (sans doute au dépôt). Il faisait suivre sa signature de trois points. Il reçut un secours de quarante francs en 1846 et en 1848. Il demeurait 2, rue des Lions-Saint-Paul en 1830-1831 ; 12, rue Saint-Nicolas dans le faubourg Saint-Antoine en 1833 et 1834 ; chez son frère, 163, rue Saint-Dominique aux Invalides puis 10, rue de la Boucherie-des-Invalides, en garni, en 1840 ; 90, rue de Paris à Saint-Denis (sans doute le dépôt) en 1846 et en 1847. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, dossier non blessés indemnitaires ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46.