Bouzac, Jean, Henri
Biographie
Né le 15 juillet 1800 à Fignan (Tarn-et-Garonne). Charpentier. Il sollicita auprès de la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février un emploi, expliquant qu’il avait combattu en juillet 1830 et en février 1848, et décrivant ainsi sa position : « […] A l’honneur de vous demander un emploi, suivant ses capacités. Cet emploi serait la place d’inspecteur dans un port maritime, soit pour recevoir les bois, reconnaître les qualités, surveiller les travaux de maçonnerie, de charpente et tous les travaux hydrauliques. Le sieur Bouzac était conducteur de travaux de charpente chez le citoyen Barre, maître charpentier à Passy ; il ne l’est plus, faute de travaux. Le 10 août 1830, il eut le malheur de tomber en travaillant de son état ; il eut la cuisse droite cassée, dont il est resté boiteux. Depuis peu, il a attrapé un effort qui l’empêche de continuer son état de charpentier. Le citoyen Bouzac a combattu en juillet 1830 et en février, ci-joints les certificats et les certificats de capacité délivrés par les citoyens ingénieurs en chef des Ponts et Chaussées et autres (tous certificats absents du dossier, N.D.A.). Le demandeur est dans la dernière des misères. Voilà bientôt six mois qu’il ne travaille pas de son état. Il y a deux mois qu’il est aux ateliers nationaux de la commune. Il a tout vendu, il ne peut plus aller plus loin… c’est fini… Citoyen président, comme père de famille, jetez un coup d’œil sur sa position et tout de suite vous accorderez ce que le citoyen Bouzac a l’honneur de vous demander. » Sa lettre était apostillée par un brigadier des ateliers nationaux, qui attestait sa très malheureuse position, ses charges de famille et le fait qu’il travaillait depuis deux mois aux ateliers nationaux. On trouve l’indication suivante inscrite sur son dossier : « Certificat insuffisant. Douteux. » En juillet 1848, il était marié, sa femme enceinte de cinq mois, et père de cinq enfants, le plus vieux âgé de dix ans. Il demeurait 6, route de la Révolte près du chemin d’Asnières aux Batignolles en 1848. Archives de la préfecture de police AA 374.