Boy, Joseph
Biographie
Né vers 1799. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, dénommés ci-dessous, certifions et attestons qu’il est à notre connaissance que les 28, 29 juillet 1830, le sieur Boy, demeurant rue de Provence n° 24, a mis beaucoup de zèle et d’activité à travailler aux barricades de la rue de Provence, à celle Le Pelletier et à celle qui barrait la rue de Provence. Nous déclarons de plus que son élan patriotique nous le faisait remarquer et nous portait même jusqu’à nous faire oublier la fatigue que la formation des barricades nous imposait. » Signé, le 10 juillet 1831 : Poinsignon, demeurant 31, rue Le Pelletier ; Regnault, marchand de vin, demeurant 35, rue de Provence. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, dénommés ci-dessous, certifions qu’il est à notre connaissance que le sieur Boy, demeurant rue de Provence n° 24 et actuellement rue Saint-Marc n° 3, a, le 29 juillet 1830 au matin, arrêté trois soldats dont un caporal, au coin de la rue Laffitte et de Provence, et les a engagés à prendre rang dans la garde nationale et pour cela il a été le premier à fournir de ses effets pour qu’ils soient habillés en bourgeois. La redingote et le gilet qu’il avait sur lui furent les effets qu’il donna. Nous certifions de plus que lorsque le régiment de ligne est venu ce même jour chez M. Laffitte apporter son drapeau, nous lui avons vu distribuer à la troupe et aux combattants du pain et du vin, le tout gratis. De plus, nous attestons l’avoir vu les 28 et 29 travailler aux barricades avec enthousiasme, à celles de la rue de Provence et celle de la rue Laffitte. » Signé, le 10 juillet 1831 : Lemonnier, marchand épicier, demeurant 42, rue Laffitte ; Torrès, limonadier, demeurant 42, rue Laffitte ; Vocher illisible, marchand boucher, demeurant 28, rue de Provence. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Le soussigné, capitaine commandant la 4e compagnie du 4e bataillon de la IIe légion, certifie que M. Boy est un des citoyens qui ont activement contribué au succès des mémorables journées de juillet 1830 et qu’il a toujours fait exactement son service dans la garde nationale. Sous ce rapport comme sous celui de père de famille, il mérite la bienveillance du gouvernement. » Signé, le 30 novembre 1831 : Pepin Lehalleur. Suivaient les apostilles suivantes : « Je, soussigné, capitaine de la garde nationale, certifie que M. Boy, chasseur de la 4e compagnie, a toujours fait son service avec la plus grande activité et exactitude, s’est présenté à toutes les prises d’armes et mérite par sa conduite la bienveillance du gouvernement. » Legros, capitaine commandant la 4e compagnie du 4e bataillon de la IIe légion ; Geoffroy, lieutenant en premier de la 4e compagnie du 4e bataillon de la IIe légion, qui s’associait aux signatures ; Brion, sous-lieutenant de la 4e compagnie du 4e bataillon de la IIe légion ; Delajonquière, sous-lieutenant de la 4e compagnie du 4e bataillon de la IIe légion ; Ganneron, L., lieutenant-colonel, de la IIe légion, qui le décrivait comme « un bon citoyen, digne d’intérêt » ; Isambert, conseiller à la Cour de cassation ; Lobau. En 1843, se disant dévoué au trône de Juillet, il sollicita ainsi des secours : « Jusqu’à ce jour, je n’ai pas demandé à profiter des secours que le gouvernement accordait, parce que mon commerce m’a toujours suffi pour élever ma famille ; mais aujourd’hui que des revers m’ont ruiné, que pour satisfaire à mes engagements j’ai vendu biens, meubles, bijoux, qu’en attendant un emploi je suis réduit à habiter au sixième étage, une mansarde avec une femme et deux enfants, dont l’une est alitée depuis six mois, enfin ayant tous mes effets au Mont-de-piété. » Les renseignements de police indiquèrent à son sujet : « Cet homme, qui a été établi marchand de vins dans le passage Saint-Guillaume, puis rue Laffitte, a fait de mauvaises affaires et s’occupe aujourd’hui du courtage des vins, ce qui lui rapporte à peine de quoi nourrir sa famille. Boy est bien représenté, il fait partie de la garde nationale et est tout dévoué au gouvernement. » Ganneron, L. (voir plus haut), en date du 5 mai 1843, faisait parvenir une lettre de recommandation à un capitaine (non identifié) pour lui faire obtenir un poste à la ville (non identifié non plus). Il demeurait 24, rue de Provence en 1830 ; 3, rue Saint-Marc en 1831 ; 11, rue Marivaux en 1843 ; 8, rue de Tracy en 1844. Archives nationales F/1dIII/46.