Boyard, Pierre, Armand
Biographie
Né le 27 août 1805 à Hauteville (Somme) (ou à Auvillers deux fois in Archives de Paris VK3 33 dans la Saône sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et in Archives de Paris VK3 34 et surtout Hauvillers dans la Marne in Archives nationales F/1dIII/39 ; et enfin Ouvillers dans la Saône in Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Ainvillers in Archives nationales F/1dIII/38 A, Auvillers in Archives nationales F/1dIII/41). Bonnetier. Il fut blessé d’une chute suivie d’un coup de pied de cheval et d’un coup de hache à la face. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Le 27, après avoir combattu à coups de pierres un peloton de gendarmerie à cheval, il fut blessé en secourant un individu luttant avec un gendarme. Il fut terrassé et foulé aux pieds des chevaux. Le lendemain, à 8 heures du matin, plein de ressentiment des coups qu’il avait reçus la veille, il quitta sa femme et son enfant, il prit part au désarmement des postes du port au blé, du quai des Célestins, de l’île Louviers. A midi, il était au bout de la rue de la Planche-Mibray, commandant un peloton de partisans. Ce fut lui qui alla en parlementaire auprès du 15e de ligne. Il ne quitta le combat qu’à 11 heures du soir, accablé de fatigue. Le 29, il combattit à Babylone, où il tua le major suisse dont il prit les papiers. Là, il fut encore blessé, en voulant éviter un coup de hache que lui porta un Suisse déguisé. » Lui-même adressa à la Commission des récompenses nationales l’exposé suivant – et plus complet – de la conduite qu’il avait tenue pendant les journées de Juillet (et qu’il signait Boyart) : « Journée du 27 juillet. Etant sorti pour aller à mes affaires, sur les 3 heures après-midi, j’ai vu un grand nombre de personnes dévouées à vaincre ou mourir pour la liberté. J’ai fait partie de leurs colonnes, me plaçant à leur tête, pour aller vers nos ennemis, passant par la rue Saint-Denis et la rue Saint-Honoré. Arrivés au Palais-Royal, les gendarmes ainsi que d’autres troupes nous refusent le passage. Nous avons formé une barricade avec des grandes portes et des planches de toute espèce. Peu de temps après, les troupes de ligne, environ cent cinquante hommes commandés par un officier, viennent pour enlever notre position. Ils sont repoussés à coups de pierres. Un détachement de gendarmes à cheval se présente aussi pour enlever la barricade de vive force. Il fut reçu aussi à coups de pierres et forcé de se retirer. La troupe de ligne reparaît et demande à passer. On leur accorde de passer mais un à la fois. La gendarmerie demande aussi pour passer mais ils ont été plus mal reçus que la première fois. C’est là qu’ils ont fait plusieurs décharges sur nous, dont un homme à côté de moi a reçu une balle qui lui a traversé la tête, plus un coup de sabre qui lui a coupé les quatre doigts de la main droite. J’ai voulu lui porter secours. C’est là que les gendarmes m’ont terrassé sous leurs chevaux. J’ai reçu une blessure au genou droit. Bientôt nous fûmes secourus par d’autres bourgeois, qui nous ont conduits chez un pharmacien aux environs et qui a refusé de nous panser. J’ai été pansé rue de la Limace, n° 12, dont vous avez le certificat. Journée du 28 juillet. J’ai abandonné mon épouse et mon enfant à 8 heures du matin pour aller venger ma blessure ou vaincre ou mourir pour la liberté. J’ai été avec d’autres désarmer le poste du port au blé, occupé par la ligne, qui nous a remis ses armes. Ensuite nous avons désarmé le poste du quai des Célestins, après celui de l’île Louviers, après celui des gendarmes au coin de la rue des Fossés-Saint-Bernard, mais il était vide. De là, nous sommes allés à la place de l’Hôtel de ville. Il était midi. Nous rassemblions environ six cents hommes armés. Bientôt nous fûmes attaqués par les Suisses et la garde royale. Il fallut livrer combat et battre en retraite aussitôt par les rues adjacentes à la place de Grève. J’ai pris le commandement des bourgeois qui étaient partis avec moi au bout de la rue Planche-Mibray, en face le pont Notre-Dame et qui était occupé par plusieurs pelotons du 15e de ligne. Les officiers nous ont appelés en parlementaires. J’y ai été avec le nommé Fluché (illisible… Flaché et alors voir de nom ? la première lettre n’est pas sûre), déjà blessé grièvement. Ils nous ont sommés de nous retirer. Nous leur avons demandé s’ils avaient des ordres pour faire feu sur nous. Ils nous ont répondu qu’ils ne feraient pas feu mais qu’ils avaient des ordres pour rester là. Malgré leurs sommations de nous retirer, nous sommes restés là, où nous nous sommes distingués contre nos ennemis. Mais vers environ 4 ou 5 heures, nous fûmes trahis par la ligne, qui a passé deux caissons à nos ennemis et que sans cela nous aurions repris l’Hôtel de ville à la baïonnette. Cela nous aurait bien fait de victimes de moins. J’ai quitté le combat à 11 heures du soir, ne pouvant plus tenir de fatigue. Journée du 29 juillet. J’ai sorti de chez moi à 9 heures du matin, armé de mon fusil et d’une ceinture de cartouches (environ quatre-vingts), que j’avais faites la nuit avec un voisin. Allant pour me rendre à l’Odéon, où était le ralliement, j’ai rencontré un grand nombre de personnes armées et non armées qui allaient désarmer la caserne de Mouffetard. Je suis parti avec eux. Il était près de 11 heures du matin et de suite la caserne de Lourcine, dont nous avons obtenu toutes les armes et les munitions. Nous sommes partis ensuite place de l’Odéon, rassemblant environ mille hommes, bien armés. Des élèves de l’Ecole polytechnique nous ont conduits à la caserne de Babylone, où je me suis distingué en portant des bottes de paille et des paillasses aux portes de la caserne, du côté de la rue Plumet. Nous y avons mis le feu à l’instant. A l’instant, un peloton de Suisses s’est sauvé à travers le feu. J’ai couché en joue le major, mon coup de fusil l’a renversé, mort. J’ai couru sur lui et j’ai saisi tous les papiers dont il était porteur, que j’ai remis à la Commission des récompenses nationales. Etant entré dans la caserne de Babylone, je vis un ennemi déjà déguisé, armé d’une hache et qui portait moustache. Je lui demande s’il était un Suisse ou un Français. Ne pouvant me répondre, il me porte un coup de hache, dont je parais le coup ; il ne me fait qu’une petite blessure sur la joue. Je suis entré dans une maison pour trouver du secours et M. le baron de Claybrock, maître de la maison, m’a fait panser par une dame de la maison. Le concierge du baron m’a délivré un certificat et un certificat de l’hospice Necker, où j’ai fait porter le major des Suisses. » Sur les listes de la mairie, l’observation suivante était inscrite deux fois en face de son nom : Bonne conduite. Il reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 13 décembre 1830, à sept voix pour la croix, aucune voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une contusion par suite d’un coup de pied de cheval, au genou du côté droit, contusion guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés (sous le nom de Boyard, Pierre, Amand sur les listes de la mairie). » Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de cent vingt francs auprès de la Commission de la souscription nationale du (ancien) XIIe arrondissement. Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut cependant l’un des signataires (il signait Boyart) (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » En 1836, les renseignements de police indiquèrent à son sujet : « Cet individu, ouvrier bonnetier, mène une conduite fort déréglée ; il a abandonné sa femme et son enfant, pour vivre avec des filles publiques et il s’enivre fréquemment. On vient, pour ce motif, de lui donner congé du logement qu’il occupe rue des Carmes, n° 14. » Il fit partie des décorés qui se présentèrent au Château le 1er mai 1837 pour complimenter le roi ; cette même année, les mêmes sources indiquaient, par contre, qu’il avait une bonne conduite. Il reçut un secours de quarante francs en 1838. En 1844, marchand des quatre-saisons, les mêmes sources indiquaient qu’il avait une bonne conduite et que son ménage était gêné. Il toucha quarante francs de secours en 1845, vingt-cinq francs de secours en 1846, soixante-cinq francs en 1847 et quarante francs en 1848. En 1849, il se fit voler sa voiture de marchand des quatre-saisons ; « réduit à la position la plus précaire, ayant été, pour vivre, obligé de vendre ou engager les objets de première nécessité qu’il possédait », il sollicita un secours et reçut soixante francs. En 1851, les renseignements pris sur son compte notaient qu’il était veuf, honnête homme, dont la position était fort précaire, qu’il n’avait « pour toutes ressources que le produit bien minime de son petit commerce » et qu’il méritait « à tous égards la bienveillance du gouvernement ». Il reçut quarante francs de secours en 1851 et de soixante francs en 1852. En 1853, depuis plusieurs mois sans ouvrage « vu que son âge, la mauvaise saison de l’hiver et ses blessures l’empêchent de se livrer à des travaux pénibles », il sollicita un secours. Il reçut un secours soixante francs en 1853 et en 1854, au titre de décoré de la Croix de Juillet. En septembre 1855, il fut licencié de sa place d’ouvrier à la douane des docks Napoléon, à cause des suppressions d’emploi et toucha un secours de quarante francs. Des propos calomniateurs le priveront de secours à partir de 1856. Il était garde national à la XIe légion, 1er bataillon, 6e compagnie. Il demeurait 10, rue d’Austerlitz en 1830-1831 ; 23, rue du Bon-Puits, un logement au loyer de soixante-dix francs par an en 1837 ; 126, rue du Cherche-Midi un logement au loyer de cent francs par an en 1844 ; 9, rue des Fourneaux en 1849 ; 40, rue du Four-Saint-Germain un logement au loyer de cent dix francs par an en 1850-1851 ; 3, petite rue de Taranne en 1852 ; 21, rue de la Tonnellerie en 1853 ; 13, rue de la Grange-aux-Belles en 1854 ; de nouveau 21, rue de la Tonnellerie en 1854 et 1855. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont reçu de la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la seconde sous le numéro 528) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 15 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 18, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VK3 19, Liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition de la souscription nationale (sous le nom de Bayard, Pierre, Amand) ; Archives de Paris VK33 Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, propositions honorifiques du 20 janvier 1831, idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 13 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement, idem une liste de blessés ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 21 février 1851, minutes 164-166, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220, idem Proposition d’accorder à trente-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.620 francs, minutes 278-279, en date du 7 mars 1853.