Boyer, Alexis
Biographie
Chirurgien, membre de l’Académie des sciences, professeur à l’Ecole de médecine, ancien chirurgien de l’Empereur, nommé chevalier de la Légion d’honneur le 4 janvier 1807. A l’occasion de sa demande de décoration de la Légion d’honneur, le 2e jour complémentaire de l’an XIII, il donnait comme indications biographiques qu’il était premier chirurgien de l’Empereur, qu’il enseignait l’anatomie et la chirurgie depuis plus de vingt ans, qu’il était professeur à l’Ecole de médecine de Paris depuis sa création, chirurgien à l’hôpital de la Charité depuis vingt ans et auteur d’un traité complet d’anatomie et de plusieurs ouvrages de chirurgie. Le 11 avril 1831, la Commission des récompenses nationales demandait au ministre de l’Intérieur en faveur de Dupuytren (voir ce nom), professeur à l’Ecole de médecine et officier de la Légion d’honneur, Boyer, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Marjolain, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Roux, professeur à l’Ecole de médecine et chevalier de la Légion d’honneur, Larrey, chirurgien en chef des armées, commandeur de la Légion d’honneur et décoré sur le champ de bataille d’Eylau, Jobert de Lamballe, professeur à l’Ecole de médecine, en récompense de « l’empressement avec lequel ces messieurs ont consenti à former un jury médical chargé de l’appréciation de la gravité des blessures reçues en juillet et couvrir ainsi de leurs noms bien connus la responsabilité de la Commission dans la répartition délicate des pensions à accorder en vertu de la loi du 13 décembre. Ce jury, qui s’est régulièrement assemblé trois fois par semaine depuis le mois de décembre, a, depuis cette époque consacré à chaque séance trois heures d’un temps précieux, et n’a pas encore terminé ses travaux, par suite du grand nombre de blessés soumis à ses décisions » un grade supérieur dans l’ordre de la Légion d’honneur pour ceux qui jouissaient déjà de cette décoration et la décoration pour celui qui ne l’avait pas encore obtenue. Il mourut le 25 novembre 1833 à Paris. Il était le père de Boyer, Philippe, baron, docteur en médecine ; de Boyer, Angélique, Gabrielle, épouse de Lacave-Laplagne, Raymond, Jean-François, Marie, avocat à la Cour de cassation. Archives nationales F/1dIII/33 dossier récompenses de juillet 1830 ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH//346/15.