Boyer, Jean
Biographie
Porteur d’eau. Il fut tué d’une balle dans la poitrine, le 28 juillet 1830, devant le 9, rue de la Lune, alors qu’il portait à boire aux combattants. La Liberté reconquise ou histoire complète et détaillée de la révolution de Paris en juillet 1830 relate ainsi les circonstances de sa mort : « [Dans les combats du 28 juillet à la porte Saint-Denis] Les grenadiers royaux, échelonnés par petits pelotons sur les boulevards, s’amusèrent alors à fusiller les passants désarmés qui circulaient dans les rues. Un malheureux porteur d’eau, nommé Jean Boyer, qui portait de l’eau à des habitants qui en manquaient, fut grièvement blessé à l’épaule d’un coup de feu qu’un grenadier lui tira à dix pas. On dit qu’il tomba sous la hache des sapeurs ; son corps resta sur les marches de l’église Bonne-Nouvelle jusqu’au lendemain. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 25 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : François, André, médecin, demeurant 9, rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle ; Fausse, Pierre, propriétaire, demeurant 9, rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle ; Bichot, Pierre, épicier, demeurant 2, rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Ils attestèrent avoir bien connu Boyer et savoir « que ledit Jean Boyer a été tué glorieusement le mercredi 28 juillet 1830, l’ayant vu, atteint d’un coup de feu, tomber et mourir dans la rue de la Lune, sous les fenêtres de la maison n° 9, sur environ les 2 heures de l’après-midi au moment où il portait à boire aux défenseurs de la liberté ». Il laissait une veuve, Brioude, Jeannette ou Antoinette, née le 27 frimaire an XIV (mais le 28 frimaire an XIV in Archives nationales F/1dIII/35 B ; le 28 frimaire an IV in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; le 28 frimaire an V in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831) à Cassaejouls (mais à Alpuech arrondissement d’Espalion in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. à Cassuejouls in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831) (Aveyron), fille de Brioude, Baptiste, cordonnier, et de Calmel, Thérèse, son épouse. Elle toucha un secours de cent francs sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de cent francs, le 18 août 1830, un secours de cent francs (Sur l’acquit du docteur François, est-il annoté en face de son nom), le 16 novembre 1830, un secours de cent francs (Sur l’acquit du docteur François, 9, rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, est-il annoté en face de son nom), le 17 janvier 1831, un secours de deux cents francs, le 11 août 1831 (A Alpuech, sur l’acquit de M. Melier, est-il annoté en face de son nom), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée, et un enfant, Jean-Baptiste, né le 17 juillet 1830 (par erreur le 19 juillet 1830 deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelins et Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Paris, fut reconnu comme orphelin de Juillet, pensionné et à il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Le conseil de famille de Jean-Baptiste était composé du côté paternel de : Gailhac, François, né vers 1771, propriétaire, demeurant à Alpuech (Aveyron), en qualité de voisin et ami, qui fut nommé subrogé-tuteur ; Brioude, Jean, Antoine, né vers 1786, propriétaire, demeurant à Alpuech (Aveyron), en qualité de voisin et ami ; Cambournac, né vers 1786, propriétaire, demeurant à Alpuech (Aveyron), en qualité de voisin et ami ; du côté maternel, de : Brioude, Augustin, né vers 1782, propriétaire, demeurant à Alpuech (Aveyron), en qualité de grand-oncle ; Vaissière, Jean-Baptiste, né vers 1806, propriétaire, demeurant à Alpuech (Aveyron), en qualité de cousin issu de germain ; Albouze, Jean, Joseph, né vers 1796, propriétaire, demeurant à Alpuech (Aveyron), en qualité de voisin et ami des père et mère. En 1838, il était pensionnaire au collège d’Espalion dans l’Aveyron. Boyer demeurait 38, rue Greneta (mais 46, rue Greneta in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830 ; parfois passage de la Trinité dans la rue Grenetat par exemple in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830 ; sa veuve à Alpuech (Aveyron), dans la famille de son mari par la suite. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; La Liberté reconquise ou histoire complète et détaillée de la révolution de Paris en juillet 1830, J.-B. Ambs, troisième édition revue et corrigée, Paris, Terry jeune, libraire, Palais-Royal, galerie de Valois, n° 185, 1830, p. 151 ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 10 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 10 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 101 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 19, 20 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 (cité deux fois aussi sous le nom de Boyer veuve) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelins, idem Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830 (où il est indiqué S’adresser à M. le docteur François, 9, rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, enfant au berceau), idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuve, orphelins au-dessous de sept ans), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) VIe arrondissement, orphelins des départements et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1838 VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Proche ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés, orphelins sans tuteurs et sans subrogés-tuteurs.