Boyer, Jules, Eugène
Biographie
Elève de l’Ecole militaire de Saint-Cyr. Il sollicita la décoration de la Croix de Juillet devant la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise. Il adressa, le 28 mai 1831, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise : « A l’honneur de vous exposer qu’après avoir pris une part active aux combats des trois journées, il reçut l’ordre du général Fabvier de prendre un détachement de cent hommes au poste de la Bourse et de se rendre au plus tôt à Saint-Cloud. “M. Boyer, élève de l’Ecole militaire, se rendra le plus promptement possible avec son détachement à Saint-Cloud, pour y arrêter les désordres. Il prendra, à cet effet, les mesures qu’il jugera nécessaires et menacera les autorités de la responsabilité la plus sévère.” Signé, le lieutenant Fabvier, pour le lieutenant-général comte Gerard. Il se transporta à Saint-Cloud avec son détachement et quelques élèves de l’Ecole polytechnique, MM. deux noms illisibles et autres, occupa le château et le remit à M. Mareschal, nommé gouverneur provisoire. Il alla ensuite se joindre au colonel Poque (voir Poque, Beauvais), aide de camp du général Lafayette ; ce dernier lui donna l’ordre de conduire à Versailles avec M. Varet de Sèvres la garde nationale de Chaville et de Sèvres. Le colonel Poque, auprès duquel il resta jusqu’à ses blessures de Rambouillet, le chargea de plusieurs missions et ordonnances pour le général Lafayette, dont il prit des reçus. Il a remis à la Commission une demande de service et à l’appui 1°) l’ordre du général Fabvier, 2°) un certificat du colonel Poque, dans lequel il le recommande à la bienveillance du gouvernement 3°) les reçus de diverses ordonnances remises au général Lafayette. La Commission, non seulement ne l’a point honoré d’une réponse mais il a été impossible de retrouver ses pièces chez M. Ladvocat, lieutenant-colonel. Ne doutant pas qu’une recherche minutieuse ne puisse les mettre sous les yeux de la Commission, il réclame aujourd’hui de votre bienveillance, messieurs, la décoration de Juillet comme récompense honorifique, à laquelle il croit avoir droit de prétendre, tant pas ses services que par son dévouement à la patrie. Plein de confiance en votre justice et votre impartialité, il a l’honneur, etc. » Sa lettre était ainsi apostillée par le colonel Poque : « Tous les faits qu’avance M. Boyer sont de la plus exacte vérité et personne ne mérite mieux que lui la récompense qu’il sollicite. Je le recommande à M. le président du Conseil de la manière la plus expresse. » Signé le 28 mai 1831. Dans sa séance du 16 décembre 1831, la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise donna l’avis suivant sur la Croix de Juillet que demandait Boyer : « M. Boyer s’est conduit d’une manière fort honorable ; mais ce jeune homme ne s’étant distingué par aucune action remarquable, la Commission pense qu’il n’y a lieu de faire droit à sa demande. » Il demeurait à l’Ecole de Saint-Cyr ou chez sa mère, 21, rue Saint-Lazare en 1831. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise (aussi sous les identités mais par erreur de Boyer, Auguste et de Boyer, J., Auguste).