Bradi, Antoine, Marabotti (ou Marabotti, Antoine ?)
Biographie
Né vers 1772 à Ajaccio (Corse). Ancien capitaine. Il fut blessé par un coup de biscayen reçu au bras droit, pendant l’attaque de la caserne de Babylone. Il reçut (sous le nom de Marabotty, Antoine-Brady) un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il est répertorié (sous le numéro 315 et 231) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il reçut, comme blessé, un total de cent vingt francs de secours (dont sans doute cinquante francs le 17 novembre 1830), entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Une fiche de renseignement (in Archives de Paris VK3 41), dit à son sujet : « M. Brady Marabotti (sic) demeure depuis un an au n° 34, rue des Fossés-Saint-Jacques, place de l’Estrapade. Les renseignements pris donnent à croire que c’est un honnête homme ; il a participé aux événements de juillet et y a été blessé au bras ; il est à remarquer cependant que le sieur Marabotti avait autrefois de la fortune et qu’elle a été dissipée par le jeu. » Il était célibataire en 1830. En 1837, ancien capitaine d’Afrique, couvert de blessures, totalisant trente-huit années de service, il venait de quitter le service actif, par suite d’indispositions qui le lui interdisaient, et sollicita un secours. Les renseignements de police indiquaient à son sujet en 1838 : « […] Peu connu dans la maison rue Godot-de-Mauroy n° 7, où il ne demeure que depuis cinq mois, on ne lui connaît aucun moyen d’existence et on le croit bien misérable. » Puis en 1839, que, dénué de toute fortune, il ne paraissait vivre que de secours, dont ceux du général Exelmans, dont il était particulièrement connu et qui avait « des bontés pour lui » ; les mêmes sources ajoutaient que « sa conduite et ses antécédents sont bons ». Il reçut cent vingt francs en 1831, cent francs en 1838, la même somme en 1839, cent vingt-cinq francs en 1840, vingt-cinq francs en 1841, qu’il ne toucha pas, venant juste de décéder. Il demeurait 34, rue de l’Estrapade en septembre 1830 ; 16, marché aux Poirés en 1831 ; 7, rue Godot-de-Mauroy en 1837 ; 9 et 29, avenue des Champs-Elysées, chez M. Vincent en 1839 ; 53, quai d’Orsay en 1840. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 couverture du dossier de Tessier, Just ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Bradi Marabotti ; cité deux fois dont la seconde sous le numéro 315) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, demandes de secours ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Brady-Marabotti) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant (sous le nom de Brady-Marabotti) ; Archives nationales F/1dIII/47.