Breuillé, Charles, Jacques, Paul

Biographie


Né vers 1802 à Neuilly (Hauts-de-Seine). Ouvrier charpentier et sapeur-pompier dans la commune de Neuilly. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants (arrondissement de Sceaux), afin de solliciter la décoration de Juillet. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions à tous ceux à qui il appartiendra qu’il est à notre connaissance que le nommé Breuillé, Charles, Jacques, Paul, ouvrier charpentier, demeurant aux Ternes, Vielle-Route de Neuilly n° 6, hors la barrière du Roule, se serait conduit comme brave citoyen dans les journées mémorables de juillet 1830. Au péril de sa vie, il a combattu pour la liberté. Il était à la prise du Louvre, aux écuries du faubourg du Roule, qu’il a empêché de mettre le feu à la barrière du Roule et sauvé beaucoup d’objets pur qu’ils ne soient point volés, qu’il a aussi beaucoup travaillé à abattre des arbres pour faire des barricades et, finalement, qu’il est allé au château de Saint-Cloud, où il a monté la garde pendant six heures avec une lance […]. » Signé, le 2 juillet 1831 : Germain ; Duval ; Legueux, charron aux Ternes. Il était indiqué dans une remarque de cette Commission comme « sans fortune ». En 1832, dans une lettre adressée au roi, il exposait : « qu’il était au nombre des combattants des trois journées immortelles de juillet, qu’il a fourni au bureau des récompenses nationales toutes les pièces justificatives, où il est inscrit sous le numéro 1.376. Il lui a été promis la croix et on l’a toujours éludé. Voyant ses démarches réitérées infructueuses, il désirerait qu’on lui fît la remise de ses papiers. En ayant fait la demande dernièrement, on les lui refusa, en lui disant que sous peu de jours il serait décoré suivant qu’il l’a justement mérité. Le soussigné s’est aussi présenté dans les journées des 5 et 6 juin dernier pour la défense de l’auguste monarque qui gouverne les Français et de son illustre famille. Au premier signal, il est encore tout près de voler aux armes et répandre son sang pour le soutien du trône... C’est dans cette circonstance que l’exposant a l’honneur de présenter sa supplique au plus vertueux des rois, à ce qu’il lui plaise vouloir bien lui accorder la Croix de Juillet qu’il sollicite ou lui faire rendre ses papiers […]. » Il était inscrit auprès de la Commission des réclamations, présidée par O’Reilly, et qui siégeait 6, rue Dalayrac en 1832. Il demeurait 6, vieille route de Neuilly en 1831 ; 4, rue des Acacias aux Ternes à Neuilly en 1832. Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives de la préfecture de police AA 375.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.