Brian
Biographie
Il permit l’ouverture d’une ambulance, afin de soigner les blessés, près du boulevard Saint-Denis à la cité d’Orléans, dont il était l’un des copropriétaires. Plusieurs témoignages nous sont donnés par la chronique de l’époque. Le premier, dans La Révolution de 1830, ou Histoire des événements qui ont eu lieu dans Paris, les 27, 28, 29 et 30 juillet, et dans Révolution mémorable des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 : « M. Brians (sic), propriétaire de la cité d’Orléans, boulevard Saint-Denis, dont la maison s’est changée en hôpital, donne chaque jour 3.000 rations environ. Ce brave et généreux Français a invité toutes les personnes qu’il rencontrait à apporter chez lui les morts et les blessés qui se trouvaient dans ces quartiers. C’est lui qui a donné asile à ce brave major qui jeta ses épaulettes, brisa son épée, et qui préféra quitter son régiment plutôt que de commander de faire feu sur le peuple. » La deuxième dans Relation des opérations militaires qui ont eu lieu entre la porte Saint-Denis, la porte Saint-Martin et les boulevards dans les trois journées de Juillet : « [le 28 juillet] A la cité d’Orléans, monsieur Briand ouvrit un vaste local sur lequel il avait affiché cette inscription : Secours aux blessés civils et militaires. Ce noble exemple fut bientôt imité, et l’on vit avec admiration un grand nombre de femmes s’empresser de faire de la charpie pour panser les blessés. » Brian délivra, le 22 septembre 1830, le certificat suivant à Bachot, Jean, Antoine, élève en médecine et qui soigna les blessés dans l’ambulance : « Je, soussigné, copropriétaire de la cité d’Orléans, certifie que M. Bachot, élève en médecine, a, depuis le 29 juillet, continuellement donné des soins, avec l’aide de M. Penasse seulement, à panser et secourir les blessés, tant bourgeois que soldats, et que, dans ces malheureuses circonstances, il a déployé un zèle et une persévérance au-dessus de tout éloge, au point d’être jour et nuit présent à l’ambulance et qu’il a prodigué aux blessés les soins les plus efficaces et les plus soutenus, jusqu’à la cessation de l’ambulance, cessation toute dans l’intérêt des blessés, qui n’a eu lieu que le 12 août suivant. » Il signa, le 1er juin 1831 et comme un des copropriétaire de la cité d’Orléans, le certificat suivant en faveur de Pilliot, Marie, Joseph, Clément : « Je, soussigné, certifie que depuis le 1er jusqu’au 15 août dernier, M. le docteur Pilliot, de concert avec MM. Penasse (voir ce nom) et Bachot (voir Bachot, Jean, Antoine), a donné ses soins aux blessés de l’ambulance établie dans notre propriété de la cité d’Orléans (bd Saint-Denis n° 18), ainsi qu’il est constaté dans un rapport déposé à la mairie du (ancien) Ve arrondissement, et que c’est à ses lumières et à son expérience que plusieurs blessés ont dû leur prompte guérison. » Il était capitaine à la Ire légion de la garde nationale en 1830. Il demeurait cité d’Orléans en 1830. La Révolution de 1830, ou Histoire des événements qui ont eu lieu dans Paris, les 27, 28, 29 et 30 juillet, par un témoin oculaire, Paris, Philippe, libraire, 1830, p. 38-39 ; Révolution mémorable des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Cousin d’Avalon, Paris, Stahl, imprimeur-libraire, quai des Augustins, n° 9, p. 76 (par erreur sous le nom de Brians) ; Relation des opérations militaires qui ont eu lieu entre la porte Saint-Denis, la porte Saint-Martin et les boulevards dans les trois journées de Juillet, par le capitaine Muller, témoin oculaire, Paris, 1830, imprimerie de Gaultier-Laguionie, rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 55, p. 17 (par erreur sous le nom de Briand) ; Archives nationales F/1dIV/P/7 Récompenses honorifiques in dossier Pilliot, Marie, Joseph, Clément ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Bachot, Jean, Antoine. Voir sans doute Briand, Paul, Charles ?