Brian, Symphorien, Charles (ou Charles, Symphorien)
Biographie
Né le 1er mai 1767 à Versailles (Seine-et-Oise). Premier adjoint au maire du Xe arrondissement en 1831. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831 et son brevet le 1er août de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Le maire du (ancien) Xe arrondissement, le 23 mars 1831, appuya la demande qu’il fit de la décoration de la Légion d’honneur, ainsi que celle de Bessas-Lamegie, Auguste (voir ce nom), son deuxième adjoint, en donnant les renseignements suivants : « […] M. Brian, premier adjoint de la (ancienne) Xe mairie et M. Bessas-Lamegie, 2e adjoint, étaient longtemps avant la révolution de Juillet, dans ce système d’opposition éclairée et consciencieuse dont vous étiez un des plus fermes soutiens. A l’apparition des ordonnances, tous les deux ont, par leur influence populaire, par leur intervention active et courageuse, coopéré à la victoire comme au rétablissement de l’ordre. C’est en reconnaissance de leur honorable et si utile concours que la Commission municipale, au 31 juillet, les a installés à la Xe mairie, comme adjoints au maire de l’arrondissement. Depuis ils ont, l’un et l’autre, par le zèle le plus persévérant, par leurs lumières, par leur patriotisme, facilité la marche du nouveau gouvernement et contribué à consolider [la] révolution […] Ils ont, l’un et l’autre, […] secondé l’administration nouvelle, en rétablissant et maintenant l’ordre dans les quartiers confiés à leurs soins, en y activant l’organisation de la garde nationale, en modérant la fougue et les passions des partis. C’est ainsi qu’ils ont contribué à faciliter l’établissement et la marche du nouveau gouvernement et à consolider la révolution de Juillet […]. » En date du 1er janvier 1831, on trouve aussi cette note de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et ainsi rédigée : « Note sur M. Brian, Charles, Symphorien, père de six enfants, dont quatre garçons, qui tous partagent ses principes et, comme lui, ont servi la cause nationale dans les journées de Juillet. M. Brian, vétéran de 89, ami sincère des institutions constitutionnelles et conséquent d’une sage liberté ; depuis longtemps membre d’associations de bienfaisance, d’instruction et de philanthropie, s’est par conscience et avec dévouement placé dans les rangs des citoyens qui ont activement coopéré à la glorieuse révolution de Juillet. Ayant combattu ouvertement et sans relâche les influences de la cour et des ministres qui tendaient à fausser les élections, il a été honoré de la reconnaissance de ses concitoyens, qui l’ont constamment porté aux bureaux définitifs, où il s’est rendu utile à la réussite de sincères et bonne élections. Aux trois journées, il a été un des premiers à provoquer à domicile et de maison en maison le soulèvement populaire contre les ordonnances et à faire surgir la garde nationale, malgré la résistance des autorités. Déterminé à faire triompher la cause nationale, il a pris les armes et l’uniforme dès le 27 et par son exemple, par sa position sociale et ses cheveux gris, il a contribué à faire et à soutenir le mouvement. Le 29, il était, dès le matin et en uniforme, à la tête des patrouilles qui proclamèrent le gouvernement provisoire et, le 30, ses concitoyens et la Commission municipale de Paris le plaçaient à la mairie du (ancien) Xe arrondissement comme premier adjoint Depuis lors, il n’a cessé de donner de nouvelles preuves de son zèle et de son attachement à la chose publique et son caractère énergique et loyal ne s’est pas démenti dans les journées orageuses de décembre [à l’occasion du procès des ex-ministres de Charles X, N.D.A.] pour assurer l’ordre public et le respect des lois. » Ayant été nommé chevalier de la Légion d’honneur, il fit parvenir, le 1er mai 1831, une lettre à Casimir Perier, président du Conseil et ministre de l’Intérieur pour le remercier et pour le prier d’être son interprète auprès du roi, afin de lui exprimer toute sa gratitude et l’assurer que personne plus que lui « ne sera fidèle à sa dynastie et à nos institutions constitutionnelles ». Brian demeurait 128, rue de Grenelle plusieurs fois dont sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 (ou 126, rue de Grenelle in Archives de Paris Vbis7K4 4 et 126, rue de Grenelle-Saint-Germain in Archives nationales F/1dIII/36) en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIV/B/8 in dossier Bessas-Lamégie ; Archives nationales F/1dIV/B/17.