Briand, Pierre
Biographie
Epicier, 30, rue de la Vieille-Monnaie. Il signa d’abord, le 7 septembre 1830, le certificat suivant pour constater la disparition depuis les combats de son ami, Faglin, François : « Nous, soussignés, certifions avoir fait rencontre de notre ami François Faglin, le 28 juillet vers mdi, sortant de la cour Batave, armé d’un fusil de munition, qui nous a accompagnés rue Saint-Honoré. Ayant dirigé nos pas rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois, après un assez long combat, nous avons été forcés de nous retirer. Etant poursuivis nous avons été place des Victoires. Une fusillade s’étant engagée nous nous sommes dispersés les uns et les autres et ne nous sommes plus revus. » Puis, il comparut, le 20 septembre 1830, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, pour attester connaître parfaitement Faglin, François et « que le 28 juillet vers midi ils ont rencontré ledit François Faglin sortant de la cour Batave, rue Saint-Denis, qu’il était armé d’un fusil de munition et se réunit à eux pour s’opposer au massacre de ses concitoyens par la troupe qui faisait feu sur le peuple ; qu’ils prirent d’abord la rue Saint-Honoré et se dirigeant rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois après un assez long combat et poursuivis, ils se sont portés place des Victoires, toujours réunis. Mais, là, une fusillade s’étant engagée avec la troupe, ils se trouvèrent dispersés les uns des autres et ne se sont pas revus avec lui. Qu’il y a tout lieu de croire que ledit Faglin a été tué dans ce combat puisque depuis le 28 juillet il n’a pas reparu chez son frère, malgré leurs démarches et recherches. Ajoutent les déclarants qu’ils viennent d’apprendre que le frère dudit Faglin a reçu par la poste différents papiers dont son frère était porteur et qui lui ont été envoyés sans savoir par qui ». Il demeurait 30, rue de la Vieille-Monnaie en 1830. Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Faglin, François.