Bricard, Philippe
Biographie
Né en 1807 à Luzy (Nièvre). Elève en médecine. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 4 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, a combattu à la rue Croix-des-Petits-Champs avec des pierres contre les gendarmes. Consigné, le 28 à l’hôpital Saint-Louis, pour soigner les blessés. Rambouillet. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 4 janvier 1831, à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille et une voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il présenta sa thèse de doctorat, Essai sur la pneumonie aiguë, le 27 août 1832 devant la faculté de médecine de Paris. En 1835, il fut attaché à l’hospice de Nevers en qualité de médecin honoraire, sans rétribution, puis remplaça le docteur Digoy en 1843. On peut lire dans Mémoires de la Société académique du Nivernais, la notice nécrologique qui lui fut consacrée et ainsi rédigée : « Bricard (Philippe), […] docteur en médecine de la Faculté de Paris, est né à Luzy le 8 prairial an XIII. Il était fils de Jean et de Marguerite Buchaudon. Il épousa le 22 janvier 1833 Jacqueline-Françoise Imbart-Latour. Il vient de s'éteindre le 28 mars courant, dans sa quatre-vingt-onzième année d'existence et la soixante-troisième de mariage, juste à l'heure où nous écrivions ces lignes avec l'espérance de lui voir finir son siècle, laissant les meilleurs souvenirs dans notre pays. Bricard fit ses études médicales à Paris où il fut interne à l'hôpital Saint-Louis. En 1832, il y obtint une médaille d'or en récompense de son dévouement à soigner les cholériques. Reçu docteur cette même année, il prit pour sujet de sa thèse “De la saignée dans les fluxions de poitrine”. C'est alors qu'il vint exercer à Luzy où, pendant sa longue carrière médicale, il se montra toujours bon praticien et dévoué aux devoirs de sa profession. Il laisse à Luzy les meilleurs souvenirs, et nous tenons à honneur d'affirmer avec lui et les siens nos bien affectueuses relations de famille et d'amitié. » Le docteur Bricard a eu trois fils, dont l'aîné, Edmond, notre vieil ami, marié à Elise Gudin, de Lormes, mourut en 1867, pharmacien à Donzy ; le second, Louis, fut brusquement enlevé à Paris, par une cruelle maladie, alors qu'il y étudiait la médecine ; le troisième, Philippe, notre ami, époux de Marie Gudin, est en ce moment caissier de la caisse d'épargne de Luzy ; son fils Paul, ancien élève de l'Ecole centrale, est actuellement chimiste au laboratoire municipal de Paris. » Bricard demeurait à l’hôpital Saint-Louis en 1831 ; à Luzy (Nièvre) à partir d’au moins 1835. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 4 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Essai sur la pneumonie aiguë, Philippe Bricard, Paris, Didot, 1832 ; Mémoires de la Société académique du Nivernais, Nevers, 1894, tome V, p. 61 ; Mémoires de la Société académique du Nivernais, Nevers, 1898, tome VII, p. 97 ;