Bricou, Henri, Joseph

Biographie


(Bricout, Henri, Joseph sur son acte de naissance) le 21 mai 1787 (mais le 11 mai 1786 in Archives de Paris VK3 33 jury pour lexamen des demandes de récompenses honorifiques et in Archives de Paris VK3 34) à Caudry (Nord), fils de Bricout, Pierre, Joseph (qui devait décéder le 14 brumaire an IV), mulquinier, et de Bacq, Scholastique (décédée le 3 février 1815) son épouse. Ex-soldat du 3e hussard. Tisseur. Il fut blessé au Louvre, d’un coup de feu reçu à la jambe gauche. Il reçut un secours de trente francs, le 20 avril 1831, un secours de trente francs, le 14 mai 1831, un secours de trente francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 20 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Devisme, Louis, Auguste, Armand, né vers 1779, marchand de vin, demeurant 133, rue Mouffetard ; Plet, Jacques, Hubert, né vers 1880, tailleur d’habits, demeurant 133, rue Mouffetard ; Barbot, Joseph, né vers 1782, cordonnier, demeurant 46, rue Saint-Denis ; Regnault, Alexandre, né vers 1794, employé, demeurant 24, rue du Bouloy. Ils attestèrent connaître parfaitement Bricou et « savoir le sieur Alexandre Regnault que ledit Bricou a combattu le 29 juillet dernier au Louvre, qu’il y a été blessé d’un coup de feu la jambe gauche et l’a conduit jusqu’à la rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois. Les sieurs Devisme, Plet et Barbot avoir vu revenir chez lui le sieur Bricou blessé à la jambe gauche ». Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Bricout, Jean-Pierre (sic), demeurant rue de Charonne n° 123, est de bonnes vie et mœurs, qu’il n’a cessé de donner, par sa conduite, des preuves des sentiments les plus délicats ; qu’il a concouru pour la défense de nos libertés dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet. » Signé, le 8 octobre 1830 : Lemasle, demeurant 123, rue de Charonne ; Beauval, marchand épicier, demeurant 123, rue de Charonne ; Galloist, propriétaire, demeurant 96, rue de Charonne. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 18 avril 1831, à aucune voix pour la croix, sept voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 18 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, fut armé à la rue Saint-Honoré ; à midi à la Grève jusqu’à 11 heures du soir dans les rues adjacentes. Le 29, à l’attaque et à la prise du Louvre. Il fut blessé au Carrousel près l’arc de triomphe. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il était porteur du certificat médical suivant, qui constatait ses blessures : « Le soussigné, officier de santé à Caudry […] certifie avoir visité dans les premiers jours de septembre dernier Henry Bricout, ex-soldat au 3e hussards, résidant dans cette dite commune de Caudry, qu’alors il était porteur d’une plaie par arme à feu commençant de se cicatriser, située à la partie antérieure moyenne de la jambe gauche sur la face externe du tibia, plaie qu’il lui dit avoir reçue à Paris le 29 juillet dernier lors de l’attaque du Louvre. Qu’avant cette époque il n’est pas à sa connaissance que ledit Bricout ait jamais été affecté de douleurs dans la jambe, que depuis il y éprouve constamment et toujours en empirant des douleurs névralgiques très aiguës qui ont occasionné une rétraction considérable de cette extrémité. » Il fut sans doute admis d’abord dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés puis dans la 3e classe et pensionné de trois cents francs (sous le nom de Bricourt sur les listes du Bulletin des lois et sous celui de Bricout, Henri, Joseph sur celles du Moniteur universel). Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. En mai 1831, dans l’attente de l’examen par le jury médical de sa blessure, il était signalé par le maire adjoint du (ancien) XIIe arrondissement comme « sans moyen d’existence ». Il s’était marié à Boulanger, Marie, Anne, Christine, Joseph, fileuse, le 7 août 1816 à Caudry. Boulanger, Marie, Anne, Christine, Joseph était née le 24 germinal an III à Caudry, fille de Boulanger, André (décédé le 2 nivôse an IV) et de Bricout, Marie, Michelle. Il demeurait à Caudry en 1816 ; 55 ou 133, rue Mouffetard en juillet 1830, 123, rue de Charonne en septembre de la même année ; à Caudry, en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 (sous le nom de Bricourt, Henri, Joseph) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 20 ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831) ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 18 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 18 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom de Bricourt, Henri, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 3e classe (sous le nom de Bricourt, Henri, Joseph). Il y a dans Archives nationales F/15/3839 secours à divers titres, sans doute un parent : Bricout, Philibert, né vers 1888, ayant servi de 1808 à 1815, comme matelot au 37e équipage des hauts bords, vaisseau Duguesclin, ayant participé à la bataille de Flessingue contre les Anglais, à la campagne de Hollande en 1813, fait prisonnier à Garaund illisible, demeurant à Caudry (Nord). En 1863, marié, ne pouvant plus travailler à cause de ses infirmités il sollicitait un secours ; le maire de la commune de Caudry apostilla favorablement sa demande et Bricout obtint cinquante francs en 1863.

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