Brossolette, Joseph
Biographie
Né vers 1797 à Chessy (Aube). Ancien militaire, réformé en 1821, devenu friturier ou marchand de friture. Le 29 juillet, sorti de son domicile armé d’un fusil, il se plaça vers 8 heures de matin, à la croisée d’une fenêtre de la rue Saint-Honoré, en face de celle des Petits-Champs pour désigner aux insurgés les mouvements des soldats. Il fut atteint d’une balle qui lui traversa la tête et mourut sur le coup. Il fut enterré le 29 juillet, sur la place des Innocents. Un procès-verbal, rédigé après l’inhumation de quarante-huit cadavres, contient son nom : « Ville de Paris, mairie du [ancien] IVe arrondissement, copie du procès-verbal d’inhumation des victimes des journées de juillet 1830, place du Marché-des-Innocents et de la colonnade du Louvre, dressé par MM. les maires et adjoints du [ancien] IVe arrondissement municipal de Paris. Inhumation de quarante-huit cadavres place du Marché-de-Innocents. L’an mille huit cent trente, le jeudi 29 juillet, 10 heures du matin. Nous, Barthélemy Guiton, régent de la Banque de France, maire du [ancien] IVe arrondissement de la Ville de Paris, Georges Champion, notaire, et Marie, François Jannon, ancien négociant, ces deux derniers adjoints de la même mairie, tous, en raison des circonstances, constitués en permanence à l’hôtel de la mairie, place du Chevalier-du-Guet, n° 4, avons ouvert le présent procès-verbal, destiné à constater les inhumations dans un lieu convenable des individus tués dans les combats qui ont eu lieu à Paris, hier et aujourd’hui, ainsi que des personnes décédées à domicile, déclarant ici que nous sommes forcés d’ordonner les inhumations dont il s’agit sans l’autorisation du procureur du roi avec qui il ne nous est plus possible de communiquer, et ce dans l’intérêt de la salubrité publique et attendu que le transport des cadavres dans l’un des cimetières de Paris est devenu impraticable à cause des barricades établies dans les rues sur toutes les directions et nous avons arrêté qu’un de nous se transporterait immédiatement place du Marché-des-Innocents en cet arrondissement pour faire procéder en sa présence aux inhumations dans une fosse que nous avons fait ouvrir depuis quelques heures sur ladite place. Signé : Guiton, Champion, F. Jannon. En conséquence, nous Georges Champion, adjoint au maire dudit quartier, officier de l’état civil, accompagné de M Lavilletelle (voir Lavilletelle (Marien dit Lavilletelle), Louis, Marie), docteur en médecine, attaché à ladite mairie pour constatation des décès, de M. Troche, chef du bureau de l’état civil en cette mairie, de M. Agy (voir Agÿ, Louis, Nicolas ?), ordonnateur des inhumations de cet arrondissement, nous sommes transportés dans le corps de garde des sapeurs-pompiers par l’entrée sur la rue de la Poterie et faisant partie du bâtiment de la halle aux draps, à l’effet de pourvoir à l’inhumation des cadavres déposés dans ledit corps de garde. Etant arrivés dans le bâtiment de la halle aux draps accompagnés comme dessus nous avons trouvé gisant dans ledit corps de garde des cadavres pour la plupart nus ou n’ayant que des fragments de vêtements lesquels cadavres avaient été ramassés sur le champ de bataille par Duplessis, ci-après nommé et qualifié et dont plusieurs étaient morts entre ses mains malgré ses soins et ceux de son épouse. Nous avons ordonné leur inhumation dans une fosse ouverte entre la partie de la place des Innocents qui se trouve entre la fontaine et les abris du marché du côté de la rue de la Lingerie, laquelle fosse a été ouverte en ce lieu sur la demande du sieur Duplessis, qui avait consulté à ce sujet MM. Brulé, Jacob et Motbay, ses voisins et sous la direction de M. Troche. Nous proposant de prendre tous les moyens possibles au milieu de circonstances difficiles actuelles pour rechercher et découvrir l’identité des individus décédés. Nous nous sommes rendus ensuite avec MM. Lavilletelle (voir Lavilletelle (Marien dit Lavilletelle) et Agy (voir Agÿ, Louis, Nicolas ?) sur ladite place des Innocents auprès de la fosse ouverte sur une étendue de douze pieds de long sur sept de large et à une profondeur d’environ dix pieds et nous y avons fait transporter successivement du corps de garde sus-désigné les cadavres à inhumer. Et attendu qu’il est impossible d’établir aucun ordre ni série dans une aussi grande quantité d’individus dont les cadavres déjà en dissolution plus ou moins avancée menacent la salubrité publique, nous avons procédé immédiatement aux inhumations de la manière suivante : N° 1. Un individu d’environ cinquante ans, coup d’arme à feu à la poitrine et d’un autre à la cuisse gauche. N° 2. Un autre d’environ quarante ans ayant une plaie d’arme à feu à la poitrine ; N° 3. Un autre d’environ quarante ans, portant un bandage inguinal droit ayant une plaie d’arme à feu à l’épigastre. N° 4. Un autre d’environ vingt-cinq ans, ayant une plaie d’arme à feu à la poitrine. N° 5. Un autre, déclaré être M. Perin, commis, porteur d’une médaille numérotée 9273, ayant une plaie feu du côté droit de la poitrine. N° 6. Un autre, déclaré être Vidalin (voir ce nom), garçon d’hôtel, rue de la Bibliothèque, âgé d’environ trente ans, ayant une plaie d’arme à feu. N° 7. Un autre déclaré être François Durand (voir Durand, François) rue de la Poterie n° 5, âgé d’environ soixante-trois ans, ayant une plaie au dos. N° 8. Un autre âgé de trente-trois ans, ayant une plaie au côté gauche du ventre. N° 9. Un autre d’environ trente ans ayant une plaie d’arme à feu à l’aisselle gauche, qu’on nous a déclaré se nommer Joseph Brossolette, être marchand de friture et demeurer rue de la Bibliothèque n° 16. N° 10. Un autre déclaré être Georges Germain Chaudey (voir Chaudey, Georges, Germain), âgé de quarante-trois ans, ouvrier cordonnier, rue Tirechappe n° 15, ayant une plaie d’arme à feu à la figure, duquel individu l’acte de décès a été dressé la mairie du (ancien) IVe arrondissement, à la date de ce jour. N° 12. Un autre déclaré être François Fourcaud (voir Fourcault, François), âgé de trente-quatre ans, ouvrier typographe, demeurant à Paris, rue des Grands-Degrés n° 14. N° 13. Un militaire d’environ trente ans, portant à son linge le n° 3663, ayant une plaie d’arme à feu au crâne. N° 14. Un autre d’environ vingt-huit ans, ayant une plaie d’arme à feu à la figure et paraissant être militaire. N° 15. Un autre d’environ vingt-huit ans portant sur un fragment de linge le n° 2740 ayant une plaie d’arme à feu à l’œil gauche. N° 16. Un autre d’environ vingt-cinq ans paraissant être un militaire, ayant une plaie d’arme à feu au ventre. N° 17. Un autre d’environ trente-six ans portant sur un fragment de linge le n° 3737, lettre U, ayant une plaie d’arme à feu à l’épaule. N° 18. Un autre d’environ vingt-cinq ans, portant à son linge le n° 4650, et au revers d’un col en étoffe noire le nom de Lombardigny, ayant une plaie d’arme à feu au crâne. N° 19. Un autre d’environ vingt-quatre ans portant sur un fragment de ligne le n° 3977, ayant une plaie d’arme à feu à la hanche droite. N° 20. Un autre déclaré être un soldat du 15e régiment d’infanterie de ligne, âgé d’environ vingt-huit ans, ayant une plaie d’arme à feu à l’abdomen. N° 21. Une femme déclarée être Anne, Adélaïde Flizé (voir Flisé, Anne, Adélaïde), demeurant rue Saint-Honoré n° 197, dont l’acte de décès a été dressé à la mairie du (ancien) IVe arrondissement hier 28 juillet. N° 22. Un individu déclaré être le sieur Aimé, Théodore Chamot (voir Cave, Aimé, Théodore), âgé de trente-quatre ans, marchand place des Innocents n° 2, dont l’acte de décès a été dressé à la même mairie aujourd’hui. N° 23. Une femme déclarée être Marie, Eléonore, Julie Langlantier (voir Langlantier, Marie, Eléonore, Julie), veuve de Jean-Pierre Augé, demeurant rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois n° 22, dont l’acte de décès à la même mairie hier 28 juillet. Nous en étions à ce nombre vers 7 heures du soir lorsqu’il nous a été amené une voiture de la boulangerie mécanique venant du dehors du (ancien) IVe arrondissement et contenant seize cadavres en dissolution fort avancée, pour la plupart nus et quelques-uns ayant des fragments de vêtements en lambeaux chez lesquels on n’a pu fournir aucune espèce de renseignement parce qu’ils avaient été recueillis en différents lieux. Nous avons reconnu, attendu l’heure avancée et le danger pour la salubrité publique, de prolonger trop longtemps l’opération des inhumations qu’il était urgent de la faire continuer immédiatement. Nous avons été forcés de renoncer à prendre des renseignements et des notes qui d’ailleurs auraient été trop vagues pour être d’aucune utilité et nous avons fait placer dans la fosse les seize cadavres contenus dans ladite voiture. Pendant cette dernière opération, on a successivement apporté des cadavres nus ou n’ayant que des lambeaux de vêtements, au nombre de neuf parmi lesquels s’en trouvent sept provenant de l’ambulance établie dans l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, lesquels ont été pareillement inhumés dans ladite fosse. Nous constatons ici que nous avons trouvé sur le bord de la fosse un grand nombre d’ossements qui en avaient été extraits avec les terres lors de la fouille opérée dans la matinée ; que nous avons d’abord fait recueillir avec beaucoup de soins tous les ossements et les avons fait placer au fond de la fosse ; qu’ensuite et avant de commencer les inhumations nous avons fait jeter au fond de ladite fosse une quantité assez considérable de chaux sèche, sur laquelle nous avons fait verser de l’eau pour en opérer la dissolution ; que nous avons aussi fait verser une grande quantité de chlorure désinfectant de Labarraque ; que les corps ont été placés à côté les uns des autres par lits dans toute l’étendue de la fosse et qu’entre chaque lit de corps nous avons fait répéter l’opération de dissolution de chaux, qu’enfin nous avons fait étendre sur toute la surface de la fosse un dernier lit de chaux également mise en dissolution et fait rapporter une partie des terres pour recouvrir le tout. Tout ce qui dessus a été fait en présence M. Jean-Baptiste Rodrigue Duplessis, pharmacien-herboriste, demeurant à Paris rue de la Lingerie au coin de la rue de la Poterie ; M. Etienne Roger, maître serrurier, demeurant rue de la Limace n° 20 ; M. Antoine Mandosse de Riom, propriétaire, demeurant rue de la Lingerie n° 15 ; M. Joseph François, Edouard Fassy, fleuriste, demeurant rue aux Fers n° 22 et M. Pierre Laforgue, tailleur, demeurant rue Saint-Honoré n° 4. Nous avons suspendu la présente opération vers les 10 heures du soir et avons arrêté le présent procès-verbal constatant l’inhumation des quarante-huit cadavres. Signé après lecture faite par MM. Roger, Troche, Agy (voir Agÿ, Louis, Nicolas), Lavilletelle (voir Lavilletelle (Marien dit Lavilletelle), Louis, Marie), Mandosse, Duplessis, Fassy, Laforgue, Champion. Signé : Troche, Lavilletelle (voir Lavilletelle (Marien dit Lavilletelle), Duplessis, Agy (voir Agÿ, Louis, Nicolas ?) et Mandosse, Boger, Fassy, Champion. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Les conditions de son décès furent attestées par un certificat signé par les témoins oculaires suivants, habitants du quartier : Hardy (voir Hardy, Claude, Abraham), marchand de vins ; Renaud, débitant de tabac ; Toussaint, menuisier ; Dusart (voir Dusart, Fortuné), coiffeur ; Laville, marchand de vins ; et en présence de Setier (voir Setier, Louis, Paschal), secrétaire de l’ambulance formée le 29 juillet 29, rue de Grenelle-Saint-Honoré. Le 12 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Hardy, Claude, Abraham (voir ce nom), marchand de vin, demeurant 8, rue de la Bibliothèque ; Dusart, Fortuné, coiffeur, demeurant 23, rue de la Bibliothèque ; Renaud, Claude, débitant de tabac, demeurant 23, rue de la Bibliothèque. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Brossolette « et savoir qu’il est sorti armé d’un fusil de son domicile le 29 juillet dernier et qu’il a été atteint d’une balle à la tête au coin des rues de la Bibliothèque et Saint-Honoré et qu’il est mort peu d’instant après avoir reçu cette blessure ». Il laissait une veuve, enceinte et prête d’accoucher, Guilpain, Marie, Jeanne, née à Villeneuve-le-Roi (Yonne) le 23 vendémiaire an III (mais le 24 vendémiaire an III in Archives nationales F/1dIII/35 A et in Archives nationales F/1dIII/38 B), fille de Guilpain, Pierre, vigneron, et de Marlin, Marie, Jeanne, son épouse. Elle reçut un secours de cinquante francs sur la souscription ouverte à l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré en faveur des blessés qui y avaient été recueillis, un secours de cent vingt francs en août et de cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Elle reçut trois cent cinquante francs de secours entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, et cent cinquante francs de secours entre le 11 mars et jusqu’au 6 avril 1831 de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Elle fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs. On trouve aussi dans son dossier un certificat de vie, en date du 13 décembre 1830, établi sur l’attestation de Renaud, Claude, débitant de tabac, demeurant 23, rue de la Bibliothèque et de Bizé, Antoine, Joseph, fabricant de coton, demeurant 43, rue Saint-Denis. Les enfants, Louis, Joseph, né le 25 août 1823 à Charonne (Seine), et Antoine, Marie, né posthume le 28 septembre 1830 (parfois mais par erreur le 30 septembre 1830) à Paris et qui mourra le 16 ou le 17 avril 1832 à Villeneuve-le-Roi, furent pensionnés et reçurent de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Larobe, Joachim, voiturier, subrogé-tuteur, demeurant 15, rue de la Courroirie en 1831. Louis, Joseph, par décision en date du 5 mai 1832, fut placé à l’école de commerce, d’arts et métiers de Charonne, dirigée par M. Pinel Grandchamp, et reçut trois cents francs de frais de trousseau. Cette année-là, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de la mère et de l’enfant : « La mère tient une boutique de traiteur dans la rue de la Bibliothèque. Elle paraît avoir de l’ordre, de l’activité et beaucoup d’attachement pour son enfant. » Et aussi : « Cet enfant va fort bien. Il paraît avoir beaucoup de facilités. » En 1836, on le destinait au commerce et il était placé dans une école de Charonne ; en 1838, on le destinait à la Marine et il était placé dans l’établissement de Loriol. Brossolette demeurait 25, rue de la Bibliothèque ; la veuve toujours 25, rue de la Bibliothèque en 1831-1832. Le nom de Brossolette (J. Brossolette) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, n° 29, et souscription pour les blessés de la journée du 29 juillet. Rapport du secrétaire, présenté à la commission de l’ambulance et soumis à l’autorité municipale, imprimerie de Sétier, s.d., p. 12 ; Précis des événements de juillet 1830, rédigé et publié par le sieur Duplessis, pharmacien rue de la Poterie, n° 1, lequel a donné les soins les plus assidus aux blessés ; qui a recueilli les corps des personnes tuées, dans le corps de garde des sapeurs-pompiers de la halle aux draps ; qui a pourvu, à ses frais, aux moyens de salubrité et à l’inhumation des victimes, Duplessis, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, FG 443 ms 1028 ; Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 12 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 12 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 69 ; Notice sur les inhumations provisoires faites sur la place du Marché des Innocents, devant la colonnade du Louvre, etc., offrant le récit véritable et détaillé des circonstances qui ont précédé, accompagné et suivi ces inhumations, par N.-M. Troche, chef de bureau de l’état civil du 4e arrondissement, Paris, chez Delaunay, libraire au Palais-Royal, et à l’ancienne maison Postel, rue de la Monnaie, 22, 1837, p. 43-44 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 97 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 20 ; Archives de Paris DM13 1, préfecture de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Citoyens du (ancien) IVe arrondissement dont les noms ne sont point inscrits au Panthéon et dont l’acte de notoriété constate la mort dans les combats ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, Rapport sur les faits et actions honorables et les accidents éprouvés, et sur les autres renseignements recueillis et relatifs aux événements des 27, 28 et 29 juillet 1830 dans les rues […] faisant partie du IVe arrondissement municipal de la Ville de Paris ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du quatrième arrondissement de Paris, aux veuves, ascendants ou blessés de Juillet inscrits en la mairie dudit arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Liste des morts, pensions, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 32-33 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IVe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) IVe arrondissement comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) IVe arrondissement et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831 ; Etat des orphelins de Juillet qui ont atteint leur septième année, dont le placement dans des établissements publics ou privés a été décidé par la Commission municipale du IVe arrondissement de Paris, et qui ont droit, en conséquence, pour l’acquisition d’un trousseau à l’allocation de trois cents francs fixée par l’article 9 de l’ordonnance du 25 août 1830 ; Etat nominatif des orphelins de Juillet qui, ayant atteint leur septième année et cessé d’avoir droit au secours annuel de 250 francs liquidé en leur faveur, ont été rayés des registres du Trésor comme étant dans le cas d’obtenir jusqu’à l’âge de dix-huit ans, un autre secours de 700 francs en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, IVe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1839 IVe arrondissement) : Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Beguin ; Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Daisay ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Debove ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, veuves et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance (qui changerait le nom de Louis, Joseph en Brossolet et qui rétablissait la date de naissance d’Antoine, Marie) ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/15/2554 pièces relatives aux médecins qui ont demandé à être attachés à la surveillance des orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien IVe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.