Bruitte, Charlemagne, Louis
Biographie
Né le 12 décembre 1812 à Paris (ancien) IIe arrondissement, fils d’un ancien militaire. Cordonnier. Il fut blessé, le 28 juillet, d’un coup de feu qui lui traversa la partie supérieure de la cuisse gauche et le mit hors de combat. Il reçut (sous le nom de Bruette) un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de cinquante francs, le 18 août 1830, un secours de vingt francs, le 31 août, un secours de vingt francs (sous le nom de Bruitte fils), le 15 septembre, un secours de cinquante francs, le 20 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 3 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 15 décembre 1830, un secours, définitif, de cinquante francs, le 15 janvier 1831, et pourtant un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, et pourtant un secours de vingt francs, le 9 mai 1831, un secours de vingt francs, le 2 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu à la cuisse gauche, de sa partie antérieure, inférieure et externe vers la partie postérieure, sans atteinte à l’os. Cicatrisée mais avec quelque difficulté et quelques douleurs dans les mouvements du membre. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné une incapacité temporaire et qu’il doit être rangé dans la deuxième classe des blessés (indemnité de deux ans). » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de six cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il tenta de s’établir de son état mais ne put réussir. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il s’engagea le 19 mars 1832 et partit pour Alger. Là sa blessure se rouvrit et il fut mis en congé de réforme le 4 mars 1833. De retour à Paris, admis à l’hôpital de La Pitié, étant dans la plus grande misère, son père âgé de soixante-cinq ans, sans retraite après vingt-quatre ans de service, il sollicita un secours. Le préfet de la Seine, qui l’avait rencontré lors d’une de ses visites à cet hôpital, l’ayant recommandé au ministre de l’Intérieur, Bruitte reçut un secours de soixante-quinze francs. Il demeurait 23, rue Royale-Saint-Martin (ou cour Saint-Martin, 23, rue Royale) en 1830-1831 ; 6, rue Bailly, cour Saint-Martin en 1833. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 51 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; cour Saint-Martin en 1833. Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste de diminution de capacité, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés indemnitaires deux ans), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives nationales F/15/3649-3650.