Brunet, Augustin, René, Philibert
Biographie
Né le 16 avril 1799 à Paris. Médecin. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il fit parvenir la lettre suivante à la Commission : « Le soussigné, […], ancien maréchal des logis au 10e régiment de chasseurs à cheval, dont il est sorti en 1827 pour reprendre l’étude de la médecine, étant à Paris au mois de juillet dernier pour soutenir sa thèse pour le doctorat, partageant les sentiments d’une juste indignation produite par les fameuses ordonnances, s’est empressé de se joindre aux généreux citoyens qui les premiers ont levé l’étendard d’une juste résistance au projets liberticides de l’ancien gouvernement. Dès le mardi 27, il s’est occupé de donner des soins à des blessés dans la rue Saint-Honoré, ce que pourrait attester un restaurateur qui demeure dans cette rue, au-dessus d’un boucher presqu’en face du passage du Cloître. Le mercredi 28 après avoir endossé un uniforme de garde national, emprunté à un logeur de la rue de Poulies, armé d’une carabine, il s’est réuni à un groupe près du Louvre et de là s’est porté à la Banque dont on s’est emparé ; puis dans l’après-midi, il s’est porté rue Montmartre vis-à-vis la rue Mandar où il a pansé les blessés dont entre autres un ouvrier des Messageries. Enfin, le 29, s’étant mis, conjointement avec M. Serry, élève de l’Ecole polytechnique, à la tête des libéraux, il a combattu à l’attaque du Louvre. Après la prise du Louvre, il s’est occupé du pansement des blessés à l’ambulance ouverte dans cour de M. Vesian docteur, rue de l’Arbre-Sec ; de là, il a fait transporter et continué de panser des blessés dans l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, conjointement avec les docteurs Vesian, Fievé et Vidal, dont les noms furent cités alors dans les journaux avec le sien. Les jours suivants jusqu’au dimanche matin, il a monté la garde jour et nuit au Palais. […] Ayant soutenu sa thèse peu de jours après les mémorables journées, il a quitté Paris pour s’établir comme médecin à Chatillon-en-Bazois (Nièvre), où il est présentement. L’éloignement où il se trouve l’empêche de rassembler les certificats qui pourraient venir à l’appui des faits qu’il annonce mais il vous sera facile de vous assurer de leur vérité auprès des personnes citées ci-dessus. Ces faits peuvent être également attestés par M. Boismilon, secrétaire de Monseigneur le duc d’Orléans, qui en a eu connaissance, par M. Vidal, rue des Vieux-Augustins, chez qui j’étais logé alors, et par M. Carrière, mon parent, que je prie de vous remettre cette demande. » De Serry, élève de l’Ecole polytechnique, délivra effectivement un certificat en sa faveur pour attester qu’il avait « pris une part active au combat qui s’est donné au Louvre le 29 juillet et qu’il s’est conduit en brave ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Brunet, René, Philibert, Augustin in Archives nationales F/1dIII/39). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il faisait adresser son courrier 6, rue Coquenard chez M. Carrière, son parent, en 1831. Il demeurait rue des Vieux-Augustins, chez M. Vidal en juillet 1830 ; 35, rue Traversière-Saint-Honoré en 1831 sur les listes de la mairie in Archives nationales F/1dIII/34 ; à Chatillon-en-Bazois (Nièvre) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Brunet, René, Philippe, Auguste) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 (sous le nom de Brunet, René, Philippe, Auguste) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement.? Il est pas dans la liste des médecins in Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusqu’au 31 mai 1833.